Tunisie

Volcan Etna : nuage de dioxyde de soufre vers la Tunisie, inquiétude ?

Le réveil du volcan Etna, situé sur la côte est de la Sicile, a entraîné le déplacement d’une masse de dioxyde de soufre (SO₂) vers le sud de la Méditerranée, avec des concentrations observées demeurant modérées et situées en altitude. Selon l’expert en climatologie Ameur Bahbah, ces émissions ne se trouvent pas au niveau du sol, mais circulent dans les couches supérieures de l’atmosphère, à une altitude estimée entre 2 et 4 kilomètres.


Le réveil du volcan Etna, en Sicile, a provoqué le déplacement d’une masse de dioxyde de soufre (SO₂) vers le sud de la Méditerranée, avec une trajectoire traversant les espaces aériens tunisiens et libyens.

D’après l’expert en climatologie Ameur Bahbah, qui s’est exprimé dans une vidéo publiée par l’Observatoire tunisien de la météo et du climat (OTMC), cette situation ne présente pas un danger significatif pour les populations, les concentrations constatées restant modérées et en altitude.

L’épisode volcanique concerne le mont Etna, situé sur la côte est de la Sicile, près de Catane. Ce volcan, considéré comme l’un des plus actifs d’Europe, a entamé une nouvelle phase éruptive au début du mois de juillet 2026. Les bulletins de surveillance volcanique ont indiqué une activité débutant le 5 juillet 2026, avec des émissions de cendres et de gaz volcaniques, dont le dioxyde de soufre.

Ameur Bahbah a également précisé que les images satellites illustrent clairement la trajectoire du nuage de dioxyde de soufre émis par le volcan. « La couleur rouge représente la direction du gaz de dioxyde de soufre », a-t-il affirmé, ajoutant que ce gaz peut être nocif à des concentrations élevées. Toutefois, selon lui, les niveaux observés en direction de la Tunisie et de la Libye demeurent modérés.

L’expert a aussi souligné un point essentiel : ces émissions ne concernent pas le sol, mais circulent dans les couches supérieures de l’atmosphère, à une altitude estimée entre 2 et 4 kilomètres. « Il ne s’agit pas d’un phénomène au niveau du sol, mais d’une présence dans l’atmosphère », a-t-il déclaré, appelant à relativiser les inquiétudes.

Les cartes météorologiques présentées par Ameur Bahbah montrent une évolution progressive du nuage de gaz. La couleur rouge, correspondant à une concentration plus importante, laisse progressivement place à une couleur orange, indiquant une diminution de l’intensité du phénomène. Selon ses explications, cette concentration devrait continuer à diminuer dans les jours suivants, notamment mardi et mercredi, avec une dispersion progressive des gaz dans l’atmosphère.

Les données de surveillance volcanique montrent aussi que l’activité de l’Etna s’est progressivement affaiblie après l’épisode éruptif du 5 juillet. Les dernières observations faisaient état d’émissions faibles de dioxyde de soufre et d’une absence de nuage de cendres significatif détectable par satellite.

Le dioxyde de soufre est l’un des principaux gaz libérés lors des éruptions volcaniques. À forte concentration et en contact direct avec les populations, il peut provoquer des irritations respiratoires et des troubles pour les personnes sensibles. Cependant, dans ce cas, il s’agit d’un déplacement atmosphérique à plusieurs kilomètres d’altitude. Les spécialistes distinguent ainsi la présence d’un panache volcanique en altitude d’une pollution mesurée au sol.

Avec une altitude d’environ 3 400 mètres, l’Etna domine la partie orientale de la Sicile et est l’un des symboles géologiques de l’Italie. Sa proximité avec Catane en fait un volcan particulièrement surveillé, surtout en raison de ses impacts potentiels sur le trafic aérien lors des épisodes d’émissions de cendres.

Pour la Tunisie, les spécialistes appellent donc à suivre l’évolution de la situation atmosphérique sans céder à l’inquiétude : le passage du dioxyde de soufre lié à cette éruption constitue un phénomène observable depuis les satellites, mais aucun risque majeur pour la population n’a été signalé jusqu’à présent.