UNESCO : l’ambassadeur Dhia Khaled détaille les priorités de la Tunisie
L’ambassadeur délégué permanent de la Tunisie, Dhia Khaled, a présenté une feuille de route nationale ambitieuse lors de la clôture de la 224ème session du Conseil exécutif de l’UNESCO. La Tunisie a confirmé son intention d’accélérer ses démarches pour intégrer de nouveaux éléments de son patrimoine matériel et immatériel aux listes de l’humanité, suite à l’inscription historique du Géoparc du Dahar au réseau mondial de l’UNESCO.
À l’occasion de la clôture de la 224ème session du Conseil exécutif de l’UNESCO, l’ambassadeur délégué permanent de la Tunisie, Dhia Khaled, a présenté une feuille de route nationale ambitieuse. Cette stratégie se concentre sur la modernisation de l’éducation, l’éthique technologique et la mise en valeur du patrimoine, dans l’objectif de faire de Tunis un acteur clé au sein de l’organisation internationale.
Lors de son intervention marquante ce jeudi, le diplomate tunisien a souligné l’importance de l’éducation. Pour le gouvernement tunisien, le développement du secteur éducatif est une priorité essentielle, étroitement lié à une meilleure maîtrise des outils numériques. Ainsi, Dhia Khaled a insisté sur la nécessité de promouvoir des usages responsables et éthiques de l’intelligence artificielle. Cette technologie, qui est au cœur des discussions mondiales, doit devenir, selon lui, un vecteur de développement au service de la science, de la culture et, de manière urgente, de la protection du patrimoine mondial face aux risques de disparition.
Le domaine culturel a également été un axe central de ce plaidoyer diplomatique. Avec l’inscription historique du Géoparc du Dahar dans le réseau mondial de l’UNESCO, une première pour le pays, l’ambassadeur a confirmé que la Tunisie accélère ses efforts pour inscrire de nouveaux éléments de son patrimoine matériel et immatériel sur les listes de l’humanité. Cette démarche de valorisation a pour objectif non seulement de protéger les richesses historiques de la Tunisie, mais aussi de renforcer son attractivité sur la scène culturelle internationale.
Enfin, la Tunisie ne se limite pas à suivre l’agenda international, elle souhaite aussi jouer un rôle actif dans la réforme de l’institution. Dhia Khaled a ainsi proposé des mesures concrètes visant à moderniser le fonctionnement de l’organisation. Ces initiatives s’inscrivent dans le cadre du processus de réforme structurelle lié à la feuille de route « UNESCO-80 », illustrant la volonté de Tunis de contribuer à une gouvernance mondiale plus réactive et adaptée aux défis contemporains.

