Une exposition met en valeur la créativité des architectes en devenir.
Le vernissage de l’exposition artistique « Cosmos », marquant l’ouverture de la troisième édition du Festival printanier de l’Ecole nationale d’architecture (ENA) de Fès, s’est tenu lundi à la galerie Mohamed Kacimi. La 18e édition du Prix international de poésie « Argana », décerné par la Maison de la poésie au Maroc, a couronné la poésie palestinienne à travers quatre expériences poétiques majeures.
Le vernissage de l’exposition artistique « Cosmos », qui marque l’ouverture de la troisième édition du Festival printanier de l’Ecole nationale d’architecture (ENA) de Fès, a eu lieu lundi à la galerie Mohamed Kacimi. Cet événement met en lumière la créativité et l’expression artistique des étudiants.
Organisé en partenariat avec le ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication et sa direction régionale, cette exposition présente des œuvres créées par les étudiants de l’ENA ainsi que des professeurs. Ces œuvres s’inspirent en grande partie du patrimoine architectural de la ville de Fès et de ses lieux emblématiques.
Les travaux exposés offrent une immersion dans l’univers urbain et patrimonial de la capitale spirituelle, à travers des représentations alliant précision architecturale et interprétations artistiques. Des médinas aux ruelles étroites, en passant par les monuments historiques et les espaces de vie traditionnels, les œuvres donnent un regard jeune et renouvelé sur la ville.
Certaines créations revisitent les motifs géométriques du zellige, caractéristiques de l’artisanat marocain, en les adaptant à des formes contemporaines où couleurs, symétries et rythmes visuels dialoguent avec des compositions plus abstraites. D’autres explorent les jeux d’ombre et de lumière typiques des architectures fassies, mettant en valeur la richesse des textures et des volumes.
Dans une déclaration à la MAP, la directrice de l’Ecole nationale d’architecture de Fès, Nada Es-Sallak, a précisé que cette exposition fait partie de la troisième édition du Festival printanier. Selon elle, « Cosmos » est une initiative portée par les enseignants, les artistes et les étudiants de l’établissement, autour du thème «Expression et vie».
Elle a souligné que ce choix de thème reflète la volonté de mettre en valeur l’expression des jeunes comme levier de projection vers l’avenir et d’ouverture sur la communauté, notant que ce type d’événements enrichit la formation des étudiants au-delà du cadre académique.
Youssef Sadik, étudiant en quatrième année à l’ENA de Fès, a déclaré que cette exposition valorise la créativité et la sensibilité des étudiants, tout en leur offrant la possibilité d’échanger avec le public et de présenter leurs visions artistiques personnelles.
Yasmine Chakir, également étudiante à l’ENA, a estimé que ces initiatives fournissent aux étudiants un espace d’expression et de valorisation, ajoutant qu’elles représentent également une opportunité de défendre leurs travaux et de recevoir des critiques constructives. Elle a poursuivi en indiquant que ce type d’événements contribue à former des architectes plus ouverts, plus sensibles et plus motivés, capables d’appréhender leur environnement avec un regard critique et créatif.
Le programme du Festival printanier inclut plusieurs activités culturelles et sociales, telles que des rencontres avec des artistes et des intellectuels, une initiative dédiée aux personnes non-voyantes, ainsi qu’une sortie dans la province de Sefrou, visant à renforcer l’interaction des étudiants avec leur environnement et la communauté locale.
La 18e édition du Prix international de poésie « Argana », décerné par la Maison de la poésie au Maroc, a honoré la poésie palestinienne à travers quatre expériences poétiques majeures. D’après un communiqué de la Maison de la poésie au Maroc, le prix, organisé chaque année en partenariat avec le ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, a été attribué aux poètes palestiniens Ghassane Zaktan, Youssef Abdelaziz, Taher Riyad et Zouhir Abou Chaib.
La consécration de ces quatre poètes palestiniens constitue une première dans l’histoire du prix. La même source a précisé que les lauréats seront célébrés lors d’une cérémonie officielle prévue le 25 avril à Rabat, dans le cadre de la célébration de « Rabat, Capitale mondiale du livre en 2026 ».
Le jury de cette édition était composé de la poète Wafae El Omrani (présidente), de l’académicien Abderrahmane Tankoul, de l’artiste peintre Ahmed Jarid, de l’académicien Jamal Eddine Benhayoun et du poète et traducteur Noureddine Zouitni, ainsi que du poète Hassan Najmi, secrétaire général du prix. D’après le jury, la reconnaissance de la poésie palestinienne par le Prix international de poésie « Argana » représente une autre facette de l’amitié poétique entre la culture marocaine et la poésie palestinienne.

