
Trois jeunes morts dans un tunnel à Kairouan en quête de trésors
Trois jeunes hommes ont tragiquement perdu la vie dans une excavation située dans la région de Cherarda, un incident qui soulève des questions sur la sécurité des sites non surveillés. Selon Houd Bazzaoui, un acteur de la société civile, les victimes auraient pénétré dans un réseau de tunnels à la recherche de trésors, ignorant les dangers potentiels, notamment l’exposition à des gaz toxiques.
Le drame s’est déroulé dans une excavation d’une profondeur d’environ huit mètres, qui, selon les informations fournies, existe depuis près de dix ans sans aucune mesure de sécurité. Les jeunes hommes auraient exploré entre 15 et 20 mètres à l’intérieur des tunnels, découvrant deux chambres avant que des gaz nocifs ne s’échappent, entraînant leur perte de connaissance et, finalement, leur décès.
L’alerte a été donnée par le père de l’une des victimes, inquiet de ne pas voir son fils rentrer après une nuit sans nouvelles. Ses proches, inquiets, ont commencé à chercher dans la zone. La découverte d’une motocyclette près de l’excavation a renforcé leurs craintes quant à la présence des jeunes dans le tunnel. Des recherches menées par les proches ont permis de retrouver une chaussure à proximité, ce qui a conduit à l’intervention des autorités.
Les unités de la Protection civile sont arrivées sur les lieux vers 21 heures pour procéder à l’extraction des corps. En raison de la complexité d’accès au tunnel, des renforts ont été mobilisés depuis Sfax, permettant finalement de récupérer les trois dépouilles.
Les victimes, originaires de Cherarda, Sidi Omar Bouhlel et Ouled Hafouz, étaient des voisins, selon les précisions de Bazzaoui. Ce dernier a également signalé la présence d’un grand nombre d’excavations dans la région, appelant les autorités à prendre des mesures pour sécuriser ces sites afin d’éviter de futurs accidents.
Jomaa Ghribi, député local, a précisé que le lieu de l’accident relève administrativement de la délégation de Menzel Chaker, dans le gouvernorat de Sfax, et est connu sous le nom de “Hanout Ettbib”. Les appels à la sécurisation des excavations se multiplient, alors que la communauté pleure la perte de ces jeunes hommes.
