Transport : grève générale annoncée prochainement
La Fédération nationale du transport a annoncé une grève générale sur l’ensemble du territoire pour le lundi 27 avril 2026, affectant cinq segments essentiels, dont les taxis individuels et collectifs, le transport touristique et le transport rural. Malgré une réunion de négociation tenue le 22 janvier 2026 ayant abouti à un accord formel, les engagements pris n’ont pas été concrétisés dans les délais annoncés, qui étaient fixés à la fin du mois de mars.
Le secteur du transport non régulier en Tunisie s’approche d’une paralysie presque totale. La Fédération nationale du transport a annoncé une grève générale sur tout le territoire pour le lundi 27 avril 2026, un mouvement qui touchera cinq segments clés, notamment les taxis individuels et collectifs (louages), le transport touristique et le transport rural.
Cette mobilisation résulte d’une accumulation de revendications restées sans réponse. Le premier vice-président de la Fédération, Moez Esslami, a déclaré que cette grève est “une décision contrainte” suite à l’échec des tentatives de dialogue avec le ministère du Transport.
Des engagements restés sans suite
Selon le responsable syndical, une réunion de négociation qui s’est tenue le 22 janvier 2026 avait pourtant débouché sur un accord formel, comprenant plusieurs mesures, telles que la révision du décret n°33 de 2004, l’organisation du travail dans les stations, ainsi que l’ajustement des tarifs. Cependant, ces engagements n’ont pas été réalisés dans les délais initialement prévus, fixés à la fin du mois de mars.
Esslami a également déploré l’absence de réaction du ministère, malgré une correspondance officielle envoyée le 7 avril. Il appelle à un retour urgent au dialogue pour éviter une escalade, dénonçant une « politique de négligence » qui a exacerbé la tension au sein du secteur.
Le responsable a par ailleurs critiqué les récentes déclarations du ministre du Transport devant le Parlement, estimant qu’elles reposent sur des informations « inexactes » et pouvant induire l’opinion publique en erreur.
Il a tenu à préciser que les propositions de révision tarifaire sont toujours ouvertes à la discussion, rejetant toute idée de revendications excessives. Selon lui, l’objectif est d’atteindre une tarification équitable, tenant compte de l’augmentation continue des coûts d’exploitation, notamment ceux liés aux véhicules, aux pièces de rechange et aux carburants.
Un autre point de divergence concerne le décret n°581 sur l’octroi des licences, dont l’application est jugée déficiente. Esslami a évoqué des irrégularités, notamment l’attribution d’autorisations à des personnes ne pratiquant pas réellement l’activité, appelant à une réforme urgente pour garantir transparence et équité.
Enfin, la Fédération nationale du transport souligne que la grève ne constitue pas une fin en soi, mais un levier pour défendre les droits des professionnels. Elle exhorte les autorités à rouvrir sans délai les négociations afin d’éviter le blocage d’un secteur stratégique, dont dépend quotidiennement une large partie de la population ainsi que l’économie du pays.

