
Transparence budgétaire : l’OTE demande une publication régulière et accessible des données
L’Observatoire Tunisien de l’Economie (OTE) a récemment exprimé la nécessité d’une amélioration de la transparence budgétaire en Tunisie. Dans un contexte où l’Assemblée des représentants du peuple examine une proposition de modification de la loi de finances, l’OTE insiste sur l’importance de rendre publics les documents et rapports relatifs à l’exécution du budget dans des délais précis et sous des formats accessibles. Cela permettrait un meilleur suivi des finances publiques.
L’alerte de l’OTE fait suite à la publication du rapport de l’indice du budget ouvert par l’International Budget Partnership (IBP), qui révèle une dégradation de la transparence budgétaire en Tunisie. En effet, le pays n’a obtenu que 11 points sur 100 en 2025, une chute significative par rapport aux 16 points en 2023 et 45 points en 2015.
L’Observatoire souligne également l’importance de publier les annexes de la loi de finances en même temps que le projet de loi, afin que les députés, les experts et la société civile puissent accéder aux informations nécessaires durant l’examen du projet. Cela favoriserait une contribution plus active au débat sur les choix économiques et financiers.
Par ailleurs, l’OTE déplore les retards fréquents dans la publication des résultats provisoires de l’exécution mensuelle du budget de l’État, qui peuvent atteindre plusieurs mois, ainsi que l’irrégularité des rapports semestriels d’exécution budgétaire depuis 2025. Concernant le « Budget citoyen », bien qu’il soit publié régulièrement, il est souvent diffusé après l’adoption de la loi de finances, ce qui limite son efficacité en tant qu’outil d’accès des citoyens au processus budgétaire.
Pour que la transparence budgétaire s’améliore, l’OTE appelle à un renforcement du cadre juridique, garantissant ainsi la publication en temps voulu des documents budgétaires et des rapports d’exécution. L’Observatoire insiste sur la nécessité d’améliorer l’exhaustivité des données publiées, notamment en ce qui concerne les dépenses, l’évolution de la dette publique et la répartition des dépenses par programme.
En conclusion, l’OTE estime que la mise à disposition rapide de ces données, dans des formats simplifiés et accessibles, faciliterait le suivi des finances publiques et fournirait aux parlementaires, aux experts, à la société civile et aux citoyens des informations actualisées pour débattre des choix économiques et financiers de l’État.
