Tunisie

Retraites : les catégories ne bénéficieront pas de la hausse des pensions.

Hédi Dahman, responsable du département de la protection sociale au sein de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), a exprimé des réserves concernant l’application de la revalorisation des salaires et des pensions prévue par l’article 15 de la loi de finances 2026, dénonçant l’exclusion de certaines catégories de retraités du dispositif. Il a précisé que les catégories exclues incluraient notamment les bénéficiaires de pensions minimales fixées à 260 dinars, certains retraités affiliés à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) résidant à l’étranger, ainsi que les personnes parties à la retraite à partir du 1er janvier 2026.


Le responsable du département de la protection sociale à l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), Hédi Dahman, a exprimé des réserves quant à la mise en œuvre de la revalorisation des salaires et des pensions prévue par l’article 15 de la loi de finances 2026, dénonçant l’exclusion de certaines catégories de retraités de ce dispositif.

Dans une intervention diffusée ce dimanche 5 juillet 2026 sur Diwan FM, il a souligné que la loi prévoit de manière générale une augmentation des salaires et des pensions dans les secteurs public, semi-étatique et privé, sans exclusion de principe.

Cependant, selon lui, la version d’exécution aurait écarté plusieurs bénéficiaires de pensions minimales d’une revalorisation estimée à environ 20 dinars par mois.

Hédi Dahman a précisé que les catégories exclues incluent notamment les bénéficiaires de pensions minimales fixées à 260 dinars, certains retraités affiliés à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) résidant à l’étranger, ainsi que les personnes parties à la retraite à partir du 1er janvier 2026. Sont également concernés, d’après lui, les bénéficiaires du régime complémentaire de retraite, qui n’a pas été revalorisé depuis cinq ans.

Le responsable syndical a aussi mis en avant que la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) se limite à un rôle d’exécution des décisions, précisant que son conseil d’administration, où siègent des représentants de l’UGTT, n’a pas été consulté sur les modalités d’application de cette mesure.

Il estime que la responsabilité repose sur le gouvernement, à l’origine des instructions d’exécution, tout en déplorant l’absence de concertation avec les partenaires sociaux.

Hédi Dahman a critiqué ce qu’il considère comme une approche strictement financière, arguant qu’elle ne prend pas suffisamment en compte la situation des catégories vulnérables, dans un contexte marqué par la hausse des prix et la pression sur le pouvoir d’achat.

Il a appelé à une révision des modalités d’application de cette mesure, afin de garantir davantage d’équité et de préserver le droit des retraités à une vie digne.

Des interrogations subsistent ainsi quant à l’application de la revalorisation des pensions prévue par la loi de finances 2026, accompagnées d’accusations d’exclusion de certaines catégories et d’appels syndicaux à renforcer la concertation et l’équité sociale.