
OTE – Séminaire régional : La diaspora tunisienne, moteur du développement
Le rôle des Tunisiens vivant à l’étranger dépasse largement le simple envoi de fonds, qui représente aujourd’hui plus de 7 % du PIB national. Ces expatriés, riches de leur expérience et de leurs compétences acquises à l’international, sont perçus comme un atout majeur pour le développement économique de la Tunisie. Leur implication est cruciale pour attirer des investissements, transférer des savoir-faire et relever les défis de croissance du pays.
Le séminaire régional des Tunisiens à l’étranger, centré sur le deuxième district, s’est déroulé mercredi dernier à Tunis, sous le thème « Nos compétences… une force motrice du développement national ». Cet événement, organisé par l’Office des Tunisiens à l’étranger (OTE), a rassemblé des acteurs des secteurs public et privé ainsi que des membres de la diaspora. Parmi les personnalités présentes figuraient Imed Boukhris, gouverneur de Tunis, Samir Majoul, président de l’Utica, et Aslen Berjeb, président de la Conect. L’objectif principal de cette rencontre était de renforcer les liens entre les expatriés et l’écosystème d’investissement tunisien.
Cette initiative fait partie d’une série de séminaires organisés à travers le pays pour informer la diaspora sur les opportunités d’investissement et les secteurs prometteurs dans différentes régions. Elle favorise également un espace d’échange d’idées sur la manière d’impliquer davantage les Tunisiens de l’étranger dans le développement économique et social de leur pays d’origine. Neila Bali, directrice générale de l’OTE, a souligné l’importance de cet événement, affirmant qu’il représente une occasion de rassembler la diaspora, reconnue pour son excellence dans divers domaines tels que les sciences, la finance, et la culture, tout en restant attachée à la Tunisie.
Bali a également mentionné que ces rencontres régulières permettent de mieux comprendre les réalités migratoires ainsi que les attentes et les besoins des Tunisiens résidant à l’étranger. Elle a rappelé que les décisions prises lors du Conseil ministériel du 25 avril 2026, sous la présidence de la cheffe du gouvernement, témoignent de la volonté de l’État de considérer la diaspora comme une priorité. Cette approche se reflète dans les programmes et plans de développement, notamment le Plan de développement 2026-2030, qui vise à défendre les intérêts des Tunisiens à l’étranger et à leur permettre de contribuer au développement inclusif de la Tunisie.
Le séminaire a été structuré autour de deux thèmes principaux : « La présentation des secteurs porteurs dans les gouvernorats du deuxième district » et « Le renforcement de l’inclusion financière et l’optimisation des transferts financiers des Tunisiens résidant à l’étranger ». Ces sujets ont été choisis pour approfondir le débat sur la contribution de la diaspora au développement national, non seulement à travers les transferts de fonds, mais également par le partage de connaissances et de compétences acquises à l’étranger.
La diaspora est ainsi perçue comme un véritable pont créateur de richesse. En plus des transferts financiers, qui sont devenus un pilier de l’économie tunisienne, ces expatriés jouent un rôle clé dans le transfert de savoir-faire et l’établissement de partenariats durables dans les secteurs des affaires et de la finance. Les défis auxquels les autorités doivent faire face incluent la promotion des investissements directs, le soutien à l’investissement dans des secteurs stratégiques, et l’amélioration de la valorisation des compétences tunisiennes à l’étranger, afin d’encourager une implication accrue de la diaspora dans le développement du pays.
