
Trump dénonce les bénéfices records des compagnies pétrolières aux États-Unis et exige une baisse des prix.
Donald Trump exprime son mécontentement face aux bénéfices des compagnies pétrolières américaines. Lors d’une déclaration faite depuis la Maison-Blanche, le président a appelé ces entreprises à diminuer les prix des carburants, jugeant leurs profits excessifs dans le contexte actuel du conflit au Moyen-Orient. Les géants ExxonMobil et Chevron, qui ont récemment annoncé des résultats financiers en forte hausse, ont été particulièrement visés par ses critiques.
« Cela ne me plaît pas. Ils sont en train de faire trop d’argent. En profitant des pénuries, ils se font trop d’argent », a déclaré Trump, tout en se présentant comme « un ardent défenseur de la libre entreprise ». Il a insisté sur le fait que les entreprises, ayant enregistré des bénéfices considérables, devraient redistribuer une partie de ces gains aux consommateurs.
Le président a ajouté que les compagnies pétrolières « ont tout intérêt à baisser les prix à la pompe ». Il a souligné qu’une entreprise qui a multiplié par douze ses bénéfices par rapport à l’année précédente a une obligation envers le public.
Les résultats financiers d’ExxonMobil, qui a réalisé un bénéfice net de 14,5 milliards de dollars au deuxième trimestre, et de Chevron, avec 12,1 milliards de dollars, illustrent cette situation. Ces chiffres, qui montrent un doublement et une multiplication par cinq des bénéfices respectivement par rapport à l’année précédente, ont été présentés par les entreprises comme n’étant pas directement liés au conflit au Moyen-Orient.
Le dirigeant d’ExxonMobil a précisé que l’augmentation des prix des carburants était principalement due à un manque de capacités de raffinage et a averti que les consommateurs pourraient continuer à faire face à des prix élevés dans un avenir proche.
La hausse des prix de l’énergie, qui est le moteur principal de l’inflation aux États-Unis depuis le début de l’année, représente un enjeu politique majeur à l’approche des élections de mi-mandat. Le conflit au Moyen-Orient perturbe également le détroit d’Ormuz, par lequel transite environ 20 % du pétrole mondial, affectant ainsi la production et les infrastructures, notamment au Qatar.
