Tunisie

Moyen-Orient : Hegseth menace de couler des pétroliers iraniens, Téhéran riposte.

Le président du Parlement iranien, Mohammad Baqer Qalibaf, a averti hier que les États-Unis doivent réaliser « avant qu’il ne soit trop tard » que la dynamique des relations avec l’Iran a évolué. Cette déclaration fait suite à des frappes américaines ayant ciblé plusieurs pétroliers iraniens dans le Golfe.

Dans ce contexte, le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a menacé de détruire les pétroliers iraniens si Téhéran renouvelait ses attaques contre des navires américains. Il a affirmé que la flotte iranienne est « sans défense » face à la puissance militaire américaine. Sur la plateforme « X », Hegseth a déclaré : « Si l’Iran tire sur des navires américains, nous détruirons et coulerons ses pétroliers », ajoutant que l’Iran ne dispose ni de marine ni d’armée de l’air pour protéger ses intérêts maritimes.

Qalibaf a également précisé que toute agression contre les intérêts iraniens entraînerait une réponse « plus rapide, plus forte et plus douloureuse ». Ce message a été diffusé via Telegram, soulignant la détermination de Téhéran à répondre aux provocations.

Le Commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a, pour sa part, confirmé avoir ciblé trois pétroliers iraniens. Un de ces navires se trouvait près de l’île de Kharg, site du principal terminal pétrolier iranien, tandis que les deux autres étaient localisés dans le détroit d’Ormuz et le golfe d’Oman. Centcom a affirmé avoir « neutralisé de manière permanente » deux des navires et « complètement détruit » le troisième.

En parallèle, l’armée américaine a annoncé avoir redirigé 92 navires commerciaux dans le cadre du blocus imposé aux ports iraniens. Dans un communiqué publié sur « X », le Centcom a précisé qu’au 6 septembre, 92 navires avaient été redirigés, trois immobilisés et deux arraisonnés pour assurer le respect des directives en vigueur. Auparavant, le 2 septembre, 86 navires avaient déjà été redirigés vers d’autres destinations, un blocus qui implique la participation de plus de 20 bâtiments de guerre américains, dont le destroyer « USS Ross ».

(Synthèse de médias)