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Palestine : Le haut représentant pour Gaza craint une solution à deux États « impossible »

La situation politique autour de Gaza est marquée par une stagnation inquiétante, exacerbée par le déclin des conditions en Cisjordanie. Lors d’un discours au Forum Hili à Abou Dhabi, Nikolaï Mladenov, le représentant spécial pour Gaza, a mis en garde contre les conséquences d’un statu quo prolongé. Il a souligné que si la situation actuelle à Gaza perdurait sans avancées vers un plan de paix, la perspective d’une solution à deux États deviendrait « pratiquement impossible ».

Mladenov a également évoqué la dynamique territoriale dans la bande de Gaza, notant que plus de 50 % de cette région est désormais sous contrôle israélien, tandis que le Hamas ne détient moins de la moitié du territoire. Cette répartition complique considérablement toute possibilité de résolution politique au conflit.

Le plan proposé par Donald Trump inclut un retrait progressif des forces israéliennes, en parallèle avec le désarmement du Hamas, un aspect que Benyamin Netanyahou a récemment rejeté, malgré son acceptation par le mouvement islamiste palestinien. Ce désarmement devrait être supervisé par une Force internationale de stabilisation, dirigée par le général américain Jasper Jeffers.

Pour Mladenov, la mise en œuvre de ces étapes est cruciale. Il a insisté sur la nécessité d’établir une gouvernance de transition pour faciliter le désarmement et le retrait des forces à Gaza. En réponse, Hazem Qassem, porte-parole du Hamas, a exhorté Mladenov à exercer des pressions sur Israël pour qu’il respecte les accords convenus.

Les défis du processus de désarmement ont également été abordés par Jared Kushner, gendre de Donald Trump et envoyé spécial, qui a souligné que la proximité des élections législatives israéliennes rendait les dirigeants « quelque peu irrationnels ». Il a affirmé qu’il partageait l’objectif final de désarmer le Hamas, tout en reconnaissant la complexité de la situation. Selon lui, la militarisation de Gaza est telle qu’il est impossible d’intervenir tant que des armes sont présentes, rendant le désarmement d’autant plus difficile.

Enfin, la Cisjordanie demeure une source de préoccupation majeure. Depuis les attaques du 7 octobre et le déclenchement du conflit à Gaza, la violence a considérablement augmenté, avec des agressions quasi quotidiennes de colons israéliens et des raids dans des villages palestiniens. En dehors de Jérusalem-Est, environ trois millions de Palestiniens cohabitent avec plus de 500 000 Israéliens vivant dans des colonies.