Belgique

200 industriels européens des métaux se rassemblent devant la Commission européenne

Les acteurs du secteur de l’acier en Europe, réunis sous l’égide de la fédération Eurometal, expriment des préoccupations croissantes concernant la compétitivité de leurs industries. Ils demandent que les produits sidérurgiques importés ainsi que ceux fabriqués à partir d’acier entrant sur le marché européen soient soumis aux mêmes exigences en matière de commerce, d’origine, de carbone et de réglementation.

Pour marquer leur mécontentement, dix cercueils symbolisant la capacité de production, les emplois et le savoir-faire industriel ont été disposés autour du siège de la Commission européenne, le Berlaymont. À midi, les camions présents ont exprimé leur soutien en klaxonnant de manière synchronisée.

Le président d’Eurometal, Alexander Julius, a mis en garde contre la menace pesant sur environ 13,5 millions d’emplois, affirmant que les industries européennes risquent de fermer ou de délocaliser leur production. Cette situation est exacerbée par la pression sur les prix et la diminution des volumes d’acier disponibles, comme l’a souligné Philippe Mercier, directeur général du groupe Aciers Grosjean. Ce dernier a noté un manque de visibilité sur les coûts d’achat de l’acier.

Chetan Corten, directeur de l’Union professionnelle belge de la distribution et du commerce des métaux (Belmetal), a précisé que la demande ne porte pas sur des subventions supplémentaires, mais sur une amélioration de la compétitivité. Il a appelé à une traçabilité plus simple et transparente des produits.

Il est important de rappeler que l’acier importé dans l’Union européenne est soumis à des quotas, à des mesures de défense commerciale et au mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (CBAM). Dans ce contexte, la Commission européenne a récemment mis en place un système de traçabilité obligatoire, le « Melt and Pour », depuis le 31 août dernier, visant à mieux identifier l’origine de l’acier utilisé dans certains produits.