Mer décolorée : inquiétudes croissantes pour le tourisme à Soliman ?
À Soliman, dans le gouvernorat de Nabeul, des inquiétudes émergent concernant une « catastrophe environnementale imminente » qui pourrait compromettre la saison touristique dans la région. Mohamed Amine Nouira a appelé les autorités à diligenter des inspections pour vérifier l’origine des rejets d’eaux polluées et évaluer l’ampleur des dommages environnementaux.
À l’approche du pic de la saison estivale, des inquiétudes croissantes se font sentir à Soliman, dans le gouvernorat de Nabeul.
Mohamed Amine Nouira, membre du Conseil local de Soliman, a lancé jeudi un appel urgent aux autorités locales, régionales et nationales pour qu’elles interviennent face à ce qu’il qualifie de “catastrophe environnementale imminente” qui pourrait compromettre la saison touristique dans la région.
Dans une déclaration à Diwan FM, l’élu a dénoncé une dégradation préoccupante de l’environnement marin, affirmant que des rejets d’eaux polluées auraient provoqué une contamination significative du littoral et une altération visible de la couleur de l’eau de mer.
D’après lui, cette situation serait due au déversement d’eaux industrielles insuffisamment traitées ou non traitées dans l’environnement avant d’atteindre la mer. Il considère que cette pollution représente une menace directe pour la santé publique, le secteur touristique et l’image de la région.
Mohamed Amine Nouira a exhorté les autorités compétentes à mener des inspections sur le terrain pour vérifier l’origine des rejets, évaluer l’ampleur des dommages environnementaux et prendre les mesures légales nécessaires contre les éventuels responsables.
Il a particulièrement mentionné plusieurs organismes impliqués, tels que les services régionaux de la santé, le Commissariat régional au développement agricole (CRDA), l’Office national de l’assainissement (ONAS) et le ministère de l’Environnement.
L’élu a également attiré l’attention sur les oueds El Bey et Seltane, qui, selon ses affirmations, recevraient des eaux des zones industrielles de Grombalia, Soliman et Bou Argoub avant d’être déversées en mer.
En attendant les enquêtes et mesures correctives, il a demandé aux autorités d’agir rapidement pour préserver la qualité des eaux de baignade et éviter que cette situation n’entrave la saison estivale et l’activité économique locale.
Pour l’heure, aucune réaction officielle des organismes concernés n’a été communiquée concernant les accusations formulées. Des analyses et constatations techniques restent nécessaires pour déterminer avec précision l’origine de la pollution signalée et son impact réel sur le littoral de Soliman.
