Tunisie

Maroc, Chine, Inde : principaux demandeurs de visas Schengen en 2025

Les consulats des pays membres de l’espace Schengen et des États associés ont reçu près de 12 millions de demandes de visas en 2025, soit une hausse de 1,8 % par rapport à 2024 et de 15,5 % comparativement à 2023. Le Sénégal affiche un taux de refus de 51,9 %, contre 46,8 % un an plus tôt.


Les demandes de visas Schengen de court séjour ont continué de se redresser en 2025, bien qu’elles n’aient pas retrouvé les niveaux antérieurs à la pandémie de Covid-19, selon les dernières données publiées par la Commission européenne.

Les consulats des pays membres de l’espace Schengen et des États associés ont reçu près de 12 millions de demandes de visas en 2025, marquant une augmentation de 1,8 % par rapport à 2024 et de 15,5 % par rapport à 2023. Malgré cette progression, ces chiffres demeurent largement en dessous des 17 millions de demandes enregistrées en 2019.

Au total, plus de 10 millions de visas ont été délivrés en 2025, soit une hausse de 3 % par rapport à l’année précédente. Le taux mondial de refus est resté stable à 14,8 %.

La Commission européenne note cependant des évolutions contrastées selon les pays. L’Algérie a enregistré une baisse significative de son taux de refus, qui est passé de 35 % en 2024 à 31 % en 2025. La Russie et l’Éthiopie ont également vu leurs taux diminuer.

À l’inverse, plusieurs pays africains ont observé une forte augmentation des refus de visas. Le Sénégal affiche un taux de refus de 51,9 %, contre 46,8 % l’année précédente. Les refus ont également fortement augmenté au Burundi (53,4 %) et en République démocratique du Congo (40,1 %).

Concernant les nationalités ayant déposé le plus grand nombre de demandes, la Chine demeure en tête avec 1,8 million de dossiers, suivie de la Turquie, de l’Inde, de la Russie et du Maroc, qui totalise environ 620 000 demandes.

De plus, plus de la moitié des visas délivrés en 2025 (soit 51,2 %) autorisaient plusieurs entrées dans l’espace Schengen, un taux légèrement inférieur à celui observé en 2024.

Ces statistiques illustrent une reprise progressive de la mobilité internationale vers l’Europe, dans un contexte où les flux de voyageurs continuent de se normaliser après les perturbations causées par la crise sanitaire.