
Le Pakistan annonce un accord de paix : négociations États-Unis-Iran reprises.
Le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, a annoncé la conclusion d’un accord de paix entre les États-Unis et l’Iran, affirmant que « les deux parties annoncent l’arrêt immédiat et permanent des opérations sur tous les fronts ». La cérémonie de signature officielle de l’accord aura lieu vendredi prochain, le 19 juin, en Suisse.

Le Premier ministre du Pakistan a annoncé que, avec l’entrée en vigueur de l’accord, les médiateurs commenceront à organiser une série de réunions cette semaine. Il a également précisé que la cérémonie de signature officielle de l’accord se tiendra vendredi prochain, le 19 juin, en Suisse.
Shehbaz Sharif, Premier ministre du Pakistan, a déclaré qu’un accord de paix avait été conclu entre les États-Unis et l’Iran. « Nous sommes heureux d’annoncer que cet accord de paix a été réalisé à l’issue de négociations intensives », a-t-il affirmé dans des déclarations rapportées par des médias pakistanais dimanche.
Il a ajouté : « Les deux parties annoncent un arrêt immédiat et permanent des opérations sur tous les fronts ». La cérémonie de signature officielle de l’accord est prévue pour vendredi prochain, le 19 juin, en Suisse.
Le Premier ministre pakistanais a également signalé qu’à compter de l’entrée en vigueur de l’accord, les médiateurs travailleront pour faciliter plusieurs réunions au cours de cette semaine. Il a enfin remercié les États-Unis et l’Iran pour leur engagement envers une solution diplomatique au conflit, ainsi que la Direction de l’État du Qatar pour son soutien à la conclusion de l’accord entre Washington et Téhéran.
J. D. Vance : l’accord avec l’Iran renforce la stabilité énergétique
Le vice-président américain, J. D. Vance, a estimé que l’établissement d’une paix durable au Moyen-Orient nécessitera du temps, malgré le nouvel accord annoncé entre les États-Unis et l’Iran, mettant en garde contre les menaces persistantes posées par le Hezbollah libanais dans la région.
Dans une interview accordée à Fox News ce lundi, Vance a souligné que l’accord entre Washington et Téhéran représente le début d’une nouvelle phase et a ajouté que parvenir à une paix durable prendra du temps, en dépit des « progrès importants » déjà réalisés.
Il a décrit l’approche de l’administration américaine suite à cet accord avec l’Iran comme une démarche qui devrait permettre de réduire les coûts de l’énergie et de limiter l’instabilité régionale, créant ainsi « un véritable moteur de prospérité » au Moyen-Orient. Selon lui, la diminution des prix de l’énergie et du gaz serait bénéfique pour l’économie américaine et contribuerait à prévenir le chaos dans la région.
Les pays du monde saluent l’accord
L’accord annoncé par les États-Unis et l’Iran portant sur un cessez-le-feu et la réouverture du détroit d’Ormuz a été largement salué par les pays arabes, internationaux et l’ONU, dans un contexte d’espoir visant à apaiser les tensions, renforcer la sécurité de la navigation maritime, et établir la stabilité dans la région.
Dans un communiqué diffusé par l’agence de presse qatarie QNA, le Premier ministre du Qatar, Mohammed bin Abdulrahman bin Jassim Al Thani, a loué la conclusion de cet accord, remerciant le Pakistan et toutes les parties régionales et internationales ayant contribué à sa réalisation. Al Thani a affirmé que le Qatar continuera de soutenir tout ce qui renforce la sécurité et la stabilité internationales, à travers le dialogue, le respect des principes du droit international et des bonnes relations de voisinage.
Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a réaffirmé, dans un communiqué lu par un porte-parole, la disponibilité des Nations unies à soutenir toutes les parties dans la mise en œuvre de l’accord. Guterres a salué le rôle constructif joué par le Pakistan, le Qatar, l’Égypte, l’Arabie saoudite, la Turquie et d’autres pays de la région dans les négociations entre Washington et Téhéran qui ont abouti à cet accord.
Du côté européen, les dirigeants du Royaume-Uni, de la France, de l’Allemagne et de l’Italie ont publié une déclaration commune affirmant que cet accord représente une opportunité de renforcer la sécurité régionale, tout en se disant prêts à lever les sanctions liées au dossier nucléaire iranien en échange de mesures claires et vérifiables de la part de Téhéran.
Ils ont également insisté sur la nécessité pour l’Iran de ne pas posséder d’armes nucléaires, affirmant leur volonté de collaborer avec les États-Unis, l’Iran et l’Agence internationale de l’énergie atomique pour atteindre cet objectif.
Keir Starmer, Premier ministre britannique, a affirmé que son pays estime essentiel de garantir la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz sans frais ni restrictions, qualifiant l’accord de « percée importante » pour la sécurité et la stabilité, tout en exprimant la disposition de Londres à soutenir les futures discussions techniques.
La Première ministre du Japon, Sanae Takaichi, a également salué l’accord, espérant que sa mise en œuvre régulière contribuera à renforcer la stabilité et à garantir la sécurité de la navigation internationale dans le détroit d’Ormuz.
Le chancelier allemand Friedrich Merz a, quant à lui, qualifié cet accord de « réalisation diplomatique majeure ».
Ces déclarations interviennent suite à l’annonce des détails de l’accord préliminaire entre Washington et Téhéran, qui prévoit un cessez-le-feu, une levée progressive du blocus ainsi qu’un nouveau cycle de négociations en Suisse sur le dossier nucléaire et la levée des sanctions imposées à l’Iran.
(Synthèse de média)
