Le groupe italien GMI ne souhaite pas intensifier ses investissements en Tunisie.
Le groupe italien Manifatture Italiane (GMI) a exprimé son intention de renforcer et d’élargir ses investissements en Tunisie, notamment dans le secteur de la chaussure, à l’occasion d’une rencontre tenue avec le président de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA), Samir Majoul. En 2025, les échanges commerciaux entre les deux pays ont atteint 6,5 milliards d’euros, faisant de l’Italie l’un des principaux partenaires économiques de la Tunisie.
Le groupe italien Manifatture Italiane (GMI) a annoncé son projet de renforcer et d’élargir ses investissements en Tunisie, en particulier dans le secteur de la chaussure, lors d’une rencontre avec le président de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA), Samir Majoul.
Cette réunion a été organisée dans le cadre du suivi des engagements pris lors du Forum économique tuniso-italien et du Tunisia Investment Forum. Elle a permis d’explorer les perspectives de développement des activités du groupe en Tunisie et les conditions d’un renforcement de sa présence industrielle dans le pays.
La délégation du groupe GMI, dirigée par son directeur général Alberto Zunino et le directeur de sa filiale tunisienne Francesco Braggetta, a réaffirmé l’importance stratégique de la Tunisie en tant que plateforme de production manufacturière, en raison de sa proximité géographique avec l’Europe, de la compétitivité de ses coûts et de la qualification de sa main-d’œuvre dans les métiers du textile et de la chaussure.
Les discussions ont principalement porté sur les besoins opérationnels liés à l’expansion du groupe, notamment la disponibilité de ressources humaines qualifiées et le développement de programmes de formation professionnelle adaptés aux exigences des chaînes de production internationales.
Dans ce cadre, Samir Majoul a réitéré la disponibilité de l’organisation patronale à soutenir les projets d’investissement étrangers à travers des dispositifs de formation ciblés directement sur les sites de production. Il a souligné que le capital humain constitue un facteur central de compétitivité de l’industrie tunisienne et un levier essentiel pour attirer davantage d’investisseurs internationaux.
Selon lui, le renforcement des compétences locales permettrait de consolider la position de la Tunisie comme plateforme industrielle intégrée aux chaînes de valeur européennes, tout en favorisant la montée en gamme du secteur manufacturier.
Cette dynamique s’inscrit dans un contexte de coopération économique soutenue entre la Tunisie et l’Italie, illustrée par une augmentation des échanges commerciaux et une forte présence industrielle italienne dans le pays.
En 2025, les échanges commerciaux entre les deux pays ont atteint 6,5 milliards d’euros, faisant de l’Italie l’un des principaux partenaires économiques de la Tunisie. Au cours de cette même période, plus de 1 000 entreprises italiennes étaient actives en Tunisie, créant plus de 85 000 emplois directs, selon les données disponibles.
Le secteur du textile et de la chaussure demeure un pilier de cette coopération industrielle. La Tunisie est devenue une base de production importante pour les entreprises italiennes, grâce à une chaîne de valeur structurée allant de la transformation du cuir à l’assemblage final, avec une production principalement destinée au marché européen.
Ces dernières années, ce secteur a initié une transition vers des activités à plus forte valeur ajoutée, intégrant progressivement le design, l’innovation et la spécialisation industrielle, au-delà des seules activités de sous-traitance.
L’intérêt renouvelé du groupe GMI confirme la tendance des entreprises italiennes à renforcer leur présence en Tunisie, considérée comme un hub industriel stratégique à la croisée des marchés européens et africains.
