Kaïs Saïed : réaffirmation stricte sur des projets en panne
Le Président de la République, Kaïs Saïed, a entamé une série de visites non annoncées dans plusieurs localités du gouvernorat de Nabeul le 19 mai. Lors d’une réunion d’urgence au palais du gouvernement, Kaïs Saïed a déclaré que le maintien du statu quo était « inadmissible » et a averti que quiconque tentait de saboter le quotidien des Tunisiens devra assumer les conséquences de ses actes.
Dans l’après-midi du 19 mai, le Président de la République, Kaïs Saïed, a commencé une série de visites non annoncées dans plusieurs localités du gouvernorat de Nabeul. Du Port des Princes à El Mankaâ, en passant par la région de Retiba (délégation de Takelsa) jusqu’à Korbous, le Chef de l’État s’est rendu directement sur le terrain. L’objectif était de constater de visu les infractions liées au domaine public et de recueillir les doléances de citoyens mécontents de la gestion locale.
Par la suite, le Président a visité le chantier de la route reliant Nabeul à Kélibia. Ce projet, lancé en 2018, suscite des tensions en raison des nombreux retards, les travaux n’étant toujours pas achevés à ce jour, et ce, malgré le déblocage complet des budgets nécessaires.
Le matin suivant, à l’aube, le marathon présidentiel s’est poursuivi avec une visite surprise au collège de Béni Khiar. Face à l’état vétuste des lieux, Kaïs Saïed a ordonné le lancement immédiat des travaux de réhabilitation et d’entretien, une directive visant à sécuriser l’établissement et à garantir des conditions d’apprentissage adéquates aux élèves.
Ces constats réalisés sur le terrain ont rapidement eu des répercussions au sommet de l’État. Hier après-midi, le président de la République s’est rendu au palais du gouvernement de la Kasbah pour une réunion d’urgence avec la cheffe du gouvernement, Sara Zaâfrani Zenzeri.
Lors de cette rencontre, le ton est monté. Kaïs Saïed a critiqué les défaillances répétées dans la gestion des services publics, qualifiant le maintien du statu quo d’« inadmissible ».
« Les avertissements et les mises en garde se sont succédé, mais désormais, la coupe est pleine », a affirmé le Chef de l’État.
Le Président a réaffirmé que ce qu’il appelle une « guerre de libération nationale » ne s’accommodera plus de concessions : elle ne sera menée qu’avec ceux qui croient fermement au droit des Tunisiens à se libérer des « stigmates du passé ». Dans un propos lourd à l’encontre des responsables défaillants, il a conclu par une mise en garde claire : quiconque tentera de saboter la vie quotidienne des Tunisiens sous divers prétextes, en se croyant au-dessus des lois, devra en assumer les conséquences.

