Tunisie

Indice de performance environnementale 2026 : Tunisie 85e sur 177.

La Tunisie occupe la 85e place mondiale dans l’édition 2026 de l’Indice de performance environnementale (Environmental Performance Index – EPI), avec un score de 41,05 points sur 100, selon le nouveau classement qui évalue les performances environnementales de 177 pays à travers le monde. Avec son score de 41,05 points, la Tunisie se situe au 85e rang mondial, derrière l’Algérie qui occupe la 78e place avec 42,74 points, mais devant plusieurs pays de la région comme le Liban classé 93e avec 39,67 points.


La Tunisie se positionne au 85e rang mondial dans l’édition 2026 de l’Indice de performance environnementale (Environmental Performance Index – EPI), avec un score de 41,05 points sur 100, selon le classement évaluant les performances environnementales de 177 pays. Dans son groupe régional, le pays se classe 7e.

Ce classement place la Tunisie dans une position intermédiaire, ni parmi les pays avec les meilleures performances environnementales, ni parmi les derniers du classement. Cela reflète une situation contrastée, où des progrès ont été réalisés dans divers domaines, mais où restent des défis significatifs concernant la gestion des ressources naturelles, la protection des écosystèmes et l’adaptation au changement climatique.

L’EPI, publié tous les deux ans, est considéré comme l’un des principaux indices internationaux pour évaluer les politiques environnementales. Il est élaboré par le Yale Center for Environmental Law & Policy, en collaboration avec le Centre CIESIN de l’Institut de la Terre de l’Université Columbia, avec le soutien de la Fondation McCall MacBain.

Cet indice vise à mesurer non seulement les résultats des pays en matière de protection de l’environnement, mais aussi à identifier les secteurs nécessitant des améliorations. L’édition 2026 s’appuie sur 47 indicateurs répartis sur 12 domaines, incluant la santé environnementale, la qualité de l’air, la gestion de l’eau, les déchets, la biodiversité, les écosystèmes, les ressources naturelles et les politiques climatiques.

Le classement mondial 2026 confirme la suprématie des pays européens en matière environnementale. L’Estonie occupe la première place avec un score de 74,79 points, suivie du Luxembourg avec 74,24 points et du Royaume-Uni avec 71,51 points. Le classement est complété par la Finlande, les Pays-Bas, l’Allemagne, la France, la Norvège, la Suède et l’Autriche.

La forte présence européenne parmi les meilleurs pays met en avant les efforts réalisés dans la réduction de la pollution, la gestion des ressources naturelles, les politiques climatiques et la transition énergétique.

À l’inverse, les dernières positions sont dominées par des pays faisant face à d’importantes contraintes économiques, institutionnelles ou environnementales. Le Laos ferme la marche à la 177e place avec un score de 21,78 points, suivi de l’Inde, du Bangladesh, du Mali et du Vietnam. Ces résultats illustrent les difficultés rencontrées par ces pays en termes de qualité de l’environnement, de gestion des ressources et de capacités d’investissement dans les infrastructures écologiques.

Le classement met en lumière les grandes disparités entre les pays et la complexité des trajectoires environnementales. Certains États réussissent dans certains domaines mais continuent d’affronter des défis dans d’autres.

Avec un score de 41,05 points, la Tunisie se trouve au 85e rang mondial, derrière l’Algérie qui est 78e avec 42,74 points, mais devant d’autres pays de la région : le Liban, 93e avec 39,67 points, l’Égypte, 106e avec 38,48 points et le Maroc, 136e avec 33,11 points.

Cette comparaison souligne que la Tunisie conserve une position relativement équilibrée dans son contexte régional, même si l’écart avec certains pays est restreint. Elle rappelle que la performance environnementale est davantage liée à la mise en œuvre des politiques plutôt qu’à leur annonce, ainsi qu’à la capacité des États à relever des défis structurels.

Pour la Tunisie, plusieurs enjeux demeurent cruciaux. La pression sur les ressources en eau, la dégradation de certains écosystèmes, la protection de la biodiversité, la gestion des déchets, la pollution de l’air dans certaines zones industrielles et l’impact du changement climatique représentent des défis qui affectent directement la performance environnementale du pays.

La réalité tunisienne illustre aussi la vulnérabilité climatique de la région méditerranéenne. L’augmentation des températures, la fréquence accrue des sécheresses et la diminution des ressources en eau nécessitent des politiques d’adaptation plus ambitieuses.

L’EPI 2026 doit être perçu non seulement comme un classement, mais également comme un outil d’évaluation pour mesurer les progrès accomplis et identifier les retards à rattraper. La 85e position mondiale de la Tunisie ne signifie ni échec ni réussite définitive, mais souligne l’importance d’accélérer les efforts pour harmoniser développement économique, protection de l’environnement et préservation des ressources pour les générations futures.