Grève générale des taxis et louages le lundi 13 juillet
L’ensemble des chambres syndicales représentant le secteur du transport public non régulier de personnes a appelé à une grève nationale le lundi 13 juillet 2026, en raison du non-respect par le ministère de tutelle de ses promesses de juin concernant la révision à la hausse des tarifs. Cette grève, planifiée de 05h00 à 21h00, concerne l’arrêt de travail des chauffeurs de taxis individuels, de taxis collectifs, de taxis touristiques, ainsi que des conducteurs affectés au transport interrégional et rural.
Encore une fois, le spectre d’une paralysie plane sur les réseaux de transport urbain et interurbain en Tunisie. L’ensemble des chambres syndicales représentant le secteur du transport public non régulier de personnes appelle à une grève nationale le lundi 13 juillet 2026. Cette décision s’inscrit dans une contestation face à ce que les syndicalistes qualifient de non-respect par le ministère de tutelle de ses promesses de juin sur la révision à la hausse des tarifs.
Ce débrayage massif, prévu de 5h00 à 21h00, est une réponse directe à ce que les syndicats considèrent comme un renoncement de l’autorité de tutelle face aux engagements financiers et réglementaires pris auparavant vis-à-vis des professionnels. Cette décision radicale a été prise à l’issue de la convention des présidents des chambres syndicales sectorielles, réunie au siège de l’Union Tunisienne de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat (UTICA), sous l’égide de la Fédération nationale du transport.
Le champ de cette grève est particulièrement large, englobant l’arrêt de travail des chauffeurs de taxis individuels, de taxis collectifs, de taxis touristiques, des exploitants de véhicules de transport interrégional (Louages) ainsi que des conducteurs du réseau de transport rural.
Ce mouvement de contestation marque l’échec des médiations de conciliation antérieures, selon les syndicats, qui rappellent qu’un précédent mot d’ordre de grève avait été suspendu à la dernière minute grâce aux démarches effectuées par la présidence de l’UTICA et la direction de la Fédération du transport. « Cette trêve reposait sur un protocole d’accord écrit où le ministère s’engageait à résoudre tous les dossiers administratifs en attente avant le 31 août 2026, et surtout, à acter de manière définitive une augmentation des tarifs des courses à la pompe durant le mois de juin écoulé », soulignent-ils.
Pour les structures professionnelles de l’UTICA, la confiance avec l’administration est rompue. Les syndicats affirment s’opposer à une stratégie d’attente, refusant de traiter avec la rigueur nécessaire les cahiers de doléances des opérateurs. Pour assurer l’efficacité de ce coup de force, l’organisation patronale a exhorté tous les propriétaires de licences à laisser impérativement leurs véhicules au garage pendant toute la durée de la grève. Le protocole syndical accorde également des pleins pouvoirs administratifs aux présidents des chambres régionales de chaque gouvernorat pour adapter ou durcir les modalités d’action sur le terrain selon les spécificités logistiques locales.
