
Gaza : Jared Kushner en Égypte pour discuter du plan de paix
Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a récemment reçu Jared Kushner, l’émissaire spécial des États-Unis et gendre de Donald Trump, à El Alamein. Cette rencontre a été l’occasion d’aborder des questions cruciales concernant la région, notamment la situation palestinienne, selon un communiqué officiel de la présidence égyptienne.
Les discussions ont mis en avant l’importance de respecter les engagements pris lors de l’accord de Charm el-Cheikh, signé en octobre 2025, visant à mettre un terme aux hostilités dans la bande de Gaza. Sissi a souligné la nécessité d’une coopération étroite pour surmonter les défis régionaux et maintenir la stabilité au Moyen-Orient.
Kushner a également exprimé son appréciation pour la collaboration entre l’Égypte et les États-Unis, qualifiant l’Égypte de partenaire essentiel dans les efforts de paix dans la région. Parallèlement, il a rencontré des médiateurs turcs, égyptiens et qataris au Caire pour avancer dans la mise en œuvre du plan de paix américain pour Gaza, alors que les frappes israéliennes se poursuivent sur l’enclave palestinienne.
Après sa visite en Égypte, Kushner prévoit de se rendre dans les territoires occupés pour tenter de faire progresser la feuille de route acceptée par le Hamas, bien que celle-ci ait été rejetée par Israël. Des responsables du Hamas ont été impliqués dans certaines des réunions entre les médiateurs et la délégation américaine, ce qui souligne l’importance de leur rôle dans le processus de paix.
Il est à noter que le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, doit rencontrer Kushner et Mladenov, l’émissaire chargé du dossier de Gaza, alors que ce dernier a récemment rejeté le plan de paix en 15 points proposé par Trump. Israël manifeste des inquiétudes face aux demandes américaines de cesser les assassinats ciblés de membres du Hamas, alors que le groupe cherche à renforcer ses capacités.
Fin juillet, Donald Trump avait annoncé que des discussions tenues au Caire avaient conduit à un accord de désarmement progressif des groupes armés palestiniens, considéré comme un pas significatif vers la fin des hostilités. Le Hamas a accepté cet accord, tout en stipulant que sa mise en œuvre dépendrait du respect par Israël de ses engagements, notamment le retrait de ses forces et l’arrêt des attaques.
Malgré une réduction temporaire des frappes israéliennes en début de mois, les bombardements ont repris récemment. L’armée israélienne a affirmé avoir ciblé un combattant du Hamas à Khan Younes, blessant au moins cinq Palestiniens dans cette opération.
