Tunisie

Ormuz à l’arrêt : le pétrole stagne, l’or enregistre des gains

Lundi, l’or a enregistré une nouvelle hausse, soutenu par un affaiblissement du dollar et une diminution des prévisions concernant une éventuelle augmentation des taux d’intérêt aux États-Unis le mois prochain. Au moment de la rédaction, le prix de l’once d’or a atteint 4 401,52 dollars, marquant une progression de 0,57 %. Ce regain d’intérêt pour le métal précieux a été facilité par un recul de l’indice du dollar, qui a chuté de 0,23 % pour se fixer à 99,33 points, rendant ainsi l’or moins coûteux pour les investisseurs utilisant d’autres devises.

D’autres métaux précieux ont également suivi cette tendance positive. L’argent a vu son prix augmenter de 1,5 %, atteignant 65,69 dollars l’once. Le platine a connu une hausse de 0,7 %, se chiffrant à 1 764,37 dollars l’once, tandis que le palladium a progressé de 1,4 %, s’établissant à 1 335,08 dollars l’once.

Cette montée vers les valeurs refuges se produit dans un contexte de tensions persistantes sur les marchés pétroliers. Les prix du pétrole se sont stabilisés ce lundi, alors que le trafic maritime à travers le détroit d’Ormuz a montré des signes de ralentissement. Ce phénomène est observé dans un climat où les espoirs d’un accord de paix entre les États-Unis et l’Iran, visant à mettre fin à la guerre, semblent s’éloigner. Les contrats à terme sur le Brent ont enregistré une baisse de 0,19 %, se chiffrant à 88,35 dollars le baril, tandis que ceux sur le West Texas Intermediate (WTI) ont reculé de 0,55 %, à 81,02 dollars le baril. La semaine précédente, ces deux références avaient pourtant connu une flambée de plus de 5 % suite à des attaques ciblant des pétroliers de la Compagnie pétrolière nationale d’Abou Dhabi (ADNOC) et une raffinerie appartenant au groupe saoudien Aramco.

Des données de la société Kpler ont confirmé le ralentissement du trafic maritime dans cette zone stratégique. Samedi, seulement cinq navires transportant des matières premières ont traversé le détroit, tandis qu’aucun passage n’a été enregistré dimanche, en comparaison avec 31 navires au début de la semaine précédente.

Par ailleurs, l’agence de presse officielle des Émirats arabes unis (WAM) a rapporté que l’Iran a été accusé d’avoir attaqué un troisième navire affrété par ADNOC alors qu’il passait par le détroit vendredi. Cette accusation fait suite à deux incidents similaires survenus jeudi soir, où Téhéran a également été tenu pour responsable.