France

Un homme condamné à 15 mois de prison pour des propos racistes et un tir près d’enfants.

Le 19 avril dernier, un incident choquant s’est produit dans un quartier populaire d’Espaly-Saint-Marcel, en Haute-Loire. Un retraité de 65 ans a tiré avec une carabine à proximité d’un groupe d’enfants qui jouaient au ballon, tout en proférant des insultes racistes. Ce comportement inacceptable, qui s’est répété à plusieurs reprises dans les mois précédents, a suscité une vive indignation.

Lors de son procès, qui s’est tenu ce lundi, l’accusé, vêtu d’une chemise blanche et portant des lunettes, a tenté de minimiser ses actes. Il a affirmé avoir tiré « en l’air » sans intention de viser les enfants, expliquant qu’il avait oublié de mettre la sécurité sur son arme. Concernant les propos racistes, il a déclaré : « Si je l’ai dit, c’est par énervement, ça m’a échappé, je ne suis pas raciste », se présentant comme une victime de harcèlement de la part des jeunes.

Cependant, face aux questions insistantes de la présidente du tribunal, il a fini par admettre qu’il avait effectivement tenu des propos racistes. Le procureur Antoine Jocteur-Monrozier a souligné que plusieurs éléments contredisaient la version de l’accusé, renforçant ainsi le caractère sérieux des accusations.

Finalement, le tribunal correctionnel du Puy-en-Velay a condamné le retraité à 15 mois de prison avec sursis probatoire de deux ans. En plus de cette peine, il lui a été imposé une obligation de soins et une interdiction de port ou de détention d’arme pendant une décennie. L’homme devra également verser un euro symbolique à SOS Racisme et à la Ligue des droits de l’Homme (LDH), ainsi que 2.200 euros à l’enfant victime, qui s’était constitué partie civile.

Le père de l’enfant de 10 ans, qui a été directement visé par les menaces et les insultes, avait déclaré que son fils avait été mis en joue et traité de « sale nègre ». Il a également exprimé son mécontentement quant au fait que ces insultes n’avaient pas été prises en compte lors d’une première enquête, ce qui l’a conduit à déposer une nouvelle plainte et à demander l’ouverture d’une seconde enquête.