
Climatologie : Kairouan, deuxième ville la plus chaude du monde avec 49,8 degrés à l’ombre
La Tunisie, particulièrement sa ville emblématique de Kairouan, est actuellement confrontée à une vague de chaleur sans précédent, survenant juste après les célébrations du Mouled. Ce phénomène climatique, qualifié de dôme thermique, a propulsé plusieurs stations météorologiques tunisiennes parmi les plus chaudes au monde. Amer Bahba, climatologue et chercheur en risques naturels, a récemment tiré la sonnette d’alarme sur cette crise climatique qui touche le pays.
Les températures enregistrées ces derniers jours ont donné aux habitants l’impression d’évoluer dans une fournaise. Les seuils critiques de chaleur ont été dépassés, et Bahba a partagé des données officielles lors d’une intervention sur les ondes radio le 27 août 2026. Il a révélé que la station de Kasserine et le pôle urbain de Kairouan ont atteint des températures record de 49,8 degrés à l’ombre, plaçant ainsi Kairouan en deuxième position parmi les villes les plus chaudes du monde, juste derrière Mehran en Iran, qui a enregistré 50 degrés.
Ce niveau de chaleur extrême n’est pas un cas isolé, mais fait partie d’une tendance plus large. Bahba a expliqué que cette vague de chaleur saharienne a simultanément affecté six stations en Tunisie, notamment à Kairouan, Béja, Zaghouan, Gabès, Tozeur et Jendouba, les classant parmi les 20 points les plus chauds de la planète. Il a également souligné que la température à Kairouan n’était qu’à un demi-degré du record absolu de 50,3 degrés, établi le 11 août 2021.
L’expert a mis en garde contre les dangers que représente cette chaleur intense pour la population et les infrastructures. Le 27 août 2026, les températures sont demeurées largement au-dessus de 40 degrés à l’ombre, et la température ressentie par le corps humain, en tenant compte de l’ensoleillement et de l’humidité, pourrait être supérieure de 4 à 5 degrés aux relevés officiels.
Face à cette situation alarmante, exacerbée par des coupures d’électricité, les autorités incitent les citoyens à limiter leur exposition au soleil durant les heures les plus chaudes et à gérer prudemment les ressources en eau. Ce dôme thermique souligne l’urgence d’adapter les politiques d’urbanisme aux réalités du changement climatique, et il est crucial de réévaluer la gestion des énergies dans ce contexte de crise.
