Tunisie

Campagne oléicole en Tunisie : le gouvernement adopte des mesures pour financer l’achat de la production, soutenir les petits agriculteurs et les exportations

La Tunisie met en place un ensemble de mesures pour soutenir la campagne oléicole, financer l’achat de la production nationale et renforcer les exportations d’huile d’olive. L’objectif affiché est double : protéger les petits agriculteurs face aux difficultés de commercialisation et mieux valoriser une filière stratégique pour le pays.

Ce qui a été décidé pour la filière

Après un entretien au palais de Carthage entre le président Kaïs Saïed et le ministre de l’Agriculture, un Conseil ministériel restreint a adopté plusieurs mesures. Elles portent sur le financement de l’achat de la production, l’accès au crédit, le stockage et le soutien aux exportations.

  • 150 millions de dinars mobilisés via les banques publiques et privées pour permettre à l’Office national de l’huile d’acheter la production nationale et de réguler le marché.
  • 20 millions de dinars de crédits à conditions préférentielles pour les petits agriculteurs, via la Banque tunisienne de solidarité.
  • Priorité donnée aux petits agriculteurs pour les subventions à l’achat de matériel de récolte mécanique.
  • Possibilité pour l’Office national de l’huile de stocker jusqu’à 60.000 tonnes d’huile chez les opérateurs pendant trois mois si nécessaire.
  • Plafond global de 20 millions de dinars pour les primes de stockage et l’aide supplémentaire aux agriculteurs.

Ce qui est prévu à partir de 2027

Le projet de loi de finances 2027 prévoit une ligne de financement de 100 millions de dinars pour la période 2027-2030. Cette enveloppe doit servir à des crédits saisonniers et d’investissement à taux préférentiels, via la Banque nationale agricole. Le texte prévoit aussi la création d’un Compte de la filière huile d’olive.

Sur le volet export, le soutien aux expéditions maritimes et aériennes doit être maintenu à partir de 2027 par le Fonds de promotion des exportations. La prise en charge du transport maritime pour l’huile conditionnée doit passer de 50 % à 60 %, et s’étendre aux formats de trois à cinq litres.

Qui est concerné et quels objectifs sont affichés

Les mesures visent d’abord les petits agriculteurs, mais elles concernent aussi l’Office national de l’huile, les opérateurs de stockage, les exportateurs et, plus largement, la filière oléicole. Le gouvernement veut à la fois soutenir les revenus des producteurs, éviter les déséquilibres du marché intérieur et augmenter la part de l’huile conditionnée et biologique dans les exportations.

La stratégie annoncée comprend aussi :

  • une campagne de promotion à l’étranger ;
  • la prospection de nouveaux marchés ;
  • des négociations commerciales renforcées ;
  • un programme dédié aux jeunes entrepreneurs ;
  • un effort de formation technique sur la taille, les soins phytosanitaires, la mécanisation et la qualité.

Les limites et les points encore inconnus

Le texte ne précise pas le calendrier détaillé de mise en œuvre de toutes les mesures ni les critères exacts d’accès à chaque dispositif. Il indique toutefois que certaines dispositions relèvent déjà d’une décision gouvernementale, tandis que d’autres dépendent du projet de loi de finances 2027.

Le document souligne aussi des difficultés structurelles qui restent présentes : sécheresse, canicules, maladies des oliviers et poids des ventes en vrac, alors qu’une grande partie de l’huile quitte encore le pays sans être conditionnée localement.

  • Décidé immédiatement : financement de l’achat, crédits préférentiels, aide au stockage, soutien ciblé aux petits agriculteurs.
  • Prévu pour 2027 : nouvelle ligne de financement, compte spécial du Trésor, renforcement du soutien à l’export.
  • Enjeu central : mieux valoriser l’huile tunisienne, notamment conditionnée et biologique.

Source : consulter l’article d’origine.

Cette synthèse a été produite automatiquement à partir de la source citée.