
Élections législatives en Israël : Gadi Eisenkot face à Benjamin Netanyahou et à ses alliances avec l’extrême droite
Ces législatives israéliennes opposent Benjamin Netanyahou à Gadi Eisenkot, ancien chef d’état-major présenté comme une alternative plus sobre et plus modérée dans le camp anti-Netanyahou. Le scrutin se joue aussi sur les alliances possibles après le vote, avec une droite dure, des partis ultrareligieux et, en face, un bloc d’opposition encore fragile.
Ce que l’on sait du duel politique
Gadi Eisenkot a 66 ans et a passé 40 ans dans l’armée israélienne. Il a quitté le cabinet de guerre il y a deux ans en dénonçant l’absence de stratégie à Gaza. Le texte le décrit comme discret, peu à l’aise en public, mais capable d’inspirer confiance à une partie des électeurs. Son fils, Gal Meir, a été tué au combat à Gaza à 25 ans, un élément qui renforce son image auprès d’une partie de l’opinion.
Sur le fond, Eisenkot se situe à droite de l’échiquier politique israélien et défend une ligne sécuritaire dure. Il dit vouloir un État juif, démocratique, libéral et progressiste.
Les calculs de Benjamin Netanyahou et de ses alliés
Benjamin Netanyahou, âgé de 78 ans, est présenté comme usé politiquement, associé aux échecs sécuritaires, aux polémiques judiciaires, aux divisions du pays et à l’isolement d’Israël sur la scène internationale.
Le texte indique qu’il cherche à reconduire son alliance avec l’extrême droite et les partis ultrareligieux. Parmi les ministres sortants cités, Itamar Ben Gvir, ministre de la Sécurité nationale, réclamerait le ministère de la Défense pour participer à un nouveau gouvernement Netanyahou. Il imposerait aussi, selon le texte, l’« émigration » prétendument volontaire des Palestiniens de Gaza et l’annexion de la Cisjordanie.
Les partis ultra-orthodoxes apparaissent plus fragilisés par la question du service militaire, dont ils restent dispensés, alors qu’une partie des électeurs juge cette situation injuste après la mobilisation de centaines de milliers d’Israéliens depuis le 7 octobre 2023.
Les scénarios de coalition et leurs limites
Dans le bloc d’opposition, Eisenkot n’est pas seul : l’ancien Premier ministre Naftali Bennett, le leader de la gauche Yaïr Golan et Avigdor Lieberman figurent aussi parmi les figures qui cherchent à incarner une alternative à Netanyahou. Mais leur alliance est décrite comme difficile.
Les sondages mentionnés dans le texte suggèrent que ce bloc anti-Netanyahou pourrait manquer de voix pour atteindre la majorité de 61 sièges sur 120 à la Knesset.
Si son parti Yashar arrive en tête, Eisenkot pourrait tenter de former un gouvernement minoritaire avec un soutien extérieur des partis arabes, qui resteraient en dehors de sa coalition. Cette hypothèse est déjà attaquée par Netanyahou et ses alliés, qui l’accusent de compter sur les voix arabes pour prendre le pouvoir.
Points clés
- Le scrutin oppose un Netanyahou affaibli mais encore central à une alternative incarnée par Gadi Eisenkot.
- La question décisive reste la capacité de chaque camp à réunir une majorité de 61 sièges à la Knesset.
- Le rôle des partis arabes, des ultrareligieux et de l’extrême droite peut peser sur l’issue des négociations.
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