Béni Khalled : les agriculteurs ne s’inquiètent pas de la prolifération des sangliers sauvages
Les agriculteurs de Béni Khalled, dans le gouvernorat de Nabeul, subissent des dégâts importants dans leurs exploitations agricoles en raison des incursions de sangliers sauvages, a déclaré Bechir Aounallah, président de l’Union locale de l’agriculture et de la pêche. Il a également appelé les ministères de l’Agriculture et de l’Intérieur à mettre en place des mesures de soutien pour protéger les exploitations agricoles contre ces attaques.
Les agriculteurs de Béni Khalled, dans le gouvernorat de Nabeul, rencontrent une hausse préoccupante des sangliers sauvages, dont les intrusions ont causé des dommages significatifs aux exploitations agricoles, a déclaré lundi Bechir Aounallah, président de l’Union locale de l’agriculture et de la pêche.
Dans une interview accordée à Diwan FM, il a détaillé que les sangliers ont ravagé des cultures, abîmé des arbres fruitiers et des agrumes, en plus de créer des dégâts aux systèmes et équipements d’irrigation.
Face à cette problématique, Bechir Aounallah a sollicité les ministères de l’Agriculture et de l’Intérieur afin qu’ils instaurent des mesures d’aide aux agriculteurs. Il a particulièrement insisté sur la nécessité d’octroyer des subventions pour l’édification de clôtures autour des exploitations agricoles afin de les protéger contre les attaques répétées des sangliers.
Il a aussi demandé que des solutions soient mises en place pour réduire la multiplication de cette espèce, jugeant qu’elle représente désormais un danger non seulement pour l’agriculture, mais également pour la sécurité des habitants vivant près des montagnes et des forêts.
Par ailleurs, le responsable agricole a appelé les autorités à agir rapidement pour freiner la propagation de la cochenille du cactus, qui affecte de plus en plus les cultures de figuiers de Barbarie. Il a averti que ce ravageur commence à toucher les nouvelles plantations de figuier de Barbarie sans épines, une culture récemment introduite à Béni Khalled et considérée comme une filière prometteuse par de nombreux agriculteurs de la région.
Selon Bechir Aounallah, une stratégie claire et des mesures urgentes sont désormais indispensables pour protéger les cultures et sauvegarder les revenus des exploitants agricoles de la région.
