Tunisie

Attaques meurtrières sionistes au Liban : Les violations menacent les négociations

Le président libanais, Joseph Aoun, a fermement condamné les récentes attaques israéliennes au sud du Liban, en particulier dans la région de Nabatiyé. Dans un communiqué diffusé sur le réseau X par la présidence libanaise, il a exprimé sa préoccupation face aux « violations répétées de l’accord-cadre, ainsi que des lois internationales censées protéger les civils », en évoquant la « mort tragique d’une famille entière dans le village d’Ansar ».

Aoun a souligné que ces agissements envoient un message clair contre les négociations en cours et les efforts américains pour faire respecter l’accord. Depuis avril, des pourparlers directs entre le Liban et Israël, sous l’égide des États-Unis, sont en cours, et un accord-cadre pour un retrait israélien progressif du sud du Liban a été signé en juin.

Dans un contexte de tensions croissantes, un porte-parole du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a annoncé que l’État hébreu souhaitait engager des négociations plus ambitieuses avec le Liban, tout en affirmant que le Hezbollah constituait leur ennemi commun. Selon lui, les frappes israéliennes contre le Hezbollah devraient « dynamiser les négociations » plutôt que de les entraver. Netanyahu a également accusé le Hezbollah d’avoir violé le cessez-le-feu en attaquant des soldats israéliens, entraînant des blessures graves pour trois militaires.

L’armée israélienne a déclaré avoir ciblé un « centre de commandement essentiel du Hezbollah » dans la région d’Ansar, affirmant avoir éliminé Ali Samir Hajj Hassan, un commandant de la force d’élite du Hezbollah. Dans un message sur X, la porte-parole de l’armée a précisé que Hajj Hassan avait utilisé sa famille comme « boucliers humains », tout en insistant sur le fait qu’ils n’étaient pas des cibles légitimes de l’attaque.

Des journalistes au sud du Liban rapportent également que l’armée israélienne a procédé à des démolitions dans plusieurs villages, dont Taybé et Deir Seriane, ainsi qu’à Kfar Tebnit.

Le Hezbollah, dans un communiqué dénonçant les frappes israéliennes meurtrières sur Ansar et Deir Zahrani, a appelé les autorités libanaises à abandonner les négociations directes qu’il qualifie d’humiliantes, exhortant à ne pas offrir de « cadeaux gratuits » à l’ennemi. Le ministère de la Santé a confirmé que les frappes sur Deir el-Zahrani ont fait quatre morts et 17 blessés, dont un enfant et 11 femmes, portant le bilan total des attaques israéliennes à 11 morts et 19 blessés.

Nabih Berry, président du Parlement libanais, a qualifié ces attaques de massacres, affirmant qu’elles s’inscrivent dans une guerre d’extermination menée par l’armée israélienne au sud du Liban. Selon lui, ces actions démontrent le mépris total de l’occupant pour les accords et les lois visant à mettre fin aux hostilités dans la région.

Berry a appelé à une réponse unifiée face à cette escalade, en s’adressant aux médiateurs des négociations pour qu’ils assument leurs responsabilités et œuvrent à la cessation des violences, en référence explicite aux États-Unis, garants des négociations et de l’accord-cadre signé en juin.