Motos et scooters : infractions à 9000 DA de pénalité
Les motards indisciplinés sont désormais dans le viseur des autorités. La Gendarmerie nationale a lancé un plan de contrôles renforcés à l’échelle nationale, ciblant spécifiquement les conducteurs de deux-roues. Cette initiative fait suite à un constat alarmant : les motos et scooters représentent 27 % des accidents de la route, avec plus de 1 200 incidents enregistrés.
Le commandement de la Gendarmerie a souligné que la proportion d’accidents impliquant des deux-roues est disproportionnée par rapport à leur présence sur les routes. Ainsi, les escadrons et pelotons de sécurité routière ont reçu des instructions claires pour identifier et sanctionner les comportements à risque, en appliquant rigoureusement le nouveau code de la route.
Les infractions les plus courantes incluent la vitesse excessive, les dépassements dangereux, la circulation à contresens et les manœuvres acrobatiques. Les gendarmes mettent également en garde contre des dangers moins visibles, tels que la circulation entre les files de voitures et le stationnement dans les angles morts des poids lourds.
Dans un effort de sensibilisation, la Gendarmerie nationale prévoit de lancer une campagne éducative en parallèle avec la rentrée scolaire, comme l’indique le média Echourouk. Cette initiative vise à informer les usagers plutôt qu’à se concentrer uniquement sur les sanctions. Le port du casque et d’équipements de protection sera au centre de cette campagne, qui abordera également les nuisances sonores des échappements modifiés et les courses sauvages en milieu urbain. Les conséquences juridiques pour ceux qui circulent sans les documents requis seront également mises en avant, car les règles restent souvent mal comprises, comme l’indique le guide des permis pour cyclomoteurs et motocyclettes diffusé par la page Tariki.
Les nouvelles sanctions sont désormais appliquées avec rigueur. Les manquements liés à l’absence de casque ou de gants pour le conducteur entraînent une amende de 9 000 dinars. De même, un passager sans casque est également passible de cette même amende. Les infractions de premier degré, telles que les défauts d’éclairage ou de signalisation, sont sanctionnées par une amende de 4 000 dinars. Cette grille de sanctions résulte d’une refonte législative adoptée par le Parlement, qui a également interdit le transport d’enfants de moins de huit ans sur les motos, soulignant ainsi la vulnérabilité des deux-roues dans le cadre de la sécurité routière.
