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La Corée du Sud s’apprête à accueillir un événement majeur pour l’Afrique, la Conférence ministérielle de la coopération économique Corée-Afrique (Koafec), qui se déroulera à Séoul du 8 au 11 septembre. Cette rencontre mettra en lumière l’importance de l’intelligence artificielle (IA) et des infrastructures numériques dans le processus de transformation du continent africain.

Organisée par la Banque d’import-export de Corée (Korea Eximbank) en collaboration avec la Banque africaine de développement (BAD), la conférence s’articulera autour du thème « Tirer parti de l’IA et des infrastructures numériques pour la transformation de l’Afrique ». L’objectif est de partager l’expertise coréenne en matière de technologies de l’information et de communication, afin de favoriser de nouvelles opportunités de croissance en Afrique.

Les discussions aborderont la nécessité de développer des infrastructures et des bases solides pour les industries liées à l’IA et au numérique. Les participants pourront également bénéficier de l’expérience coréenne dans l’application de l’IA dans des secteurs clés tels que la santé, l’agriculture et l’éducation. En complément de la conférence, plusieurs événements, dont des rencontres ministérielles et des forums économiques, seront organisés pour explorer les opportunités d’investissement.

Dans un autre registre, la production de coton dans la zone CFA connaît une baisse significative. Pour la campagne 2025-2026, la récolte est estimée à environ 1,98 million de tonnes, soit une diminution de 14,2 % par rapport à l’année précédente où elle avait atteint 2,31 millions de tonnes. Ces chiffres, publiés dans le dernier bulletin d’information du Programme régional de production intégrée du coton en Afrique (PR-Pica), révèlent que cette baisse est la seconde consécutive, après un recul déjà observé en 2024-2025.

Les conditions climatiques irrégulières sont pointées du doigt pour expliquer cette situation, affectant de nombreux pays producteurs. Malgré quelques hausses dans certains bassins, cela n’a pas suffi à compenser les pertes des grands producteurs. Le Mali, par exemple, subit une chute de 39,5 % de sa production, tombant à 397 540 tonnes, et perd ainsi sa position de premier producteur au profit du Bénin, qui récolte 533 590 tonnes. Toutefois, la filière béninoise n’est pas épargnée, enregistrant une baisse de 16,3 %.

Les prévisions pour la campagne 2026-2027 sont préoccupantes, les producteurs ayant déjà commencé les semis en mai. Ils doivent faire face à des coûts de production en hausse, notamment en raison de l’augmentation des prix des engrais sur le marché international. Selon un rapport de la Banque mondiale, les prix mondiaux des engrais pourraient grimper de plus de 30 % en 2026, en raison de perturbations dans le transport maritime, notamment dans le détroit d’Ormuz.

Enfin, un projet ambitieux se dessine entre l’Égypte et la Libye : la construction d’un oléoduc de 800 kilomètres reliant Tobrouk à Alexandrie. D’un coût estimé à plus d’un milliard de dollars, ce projet vise à transporter le pétrole brut libyen vers les raffineries égyptiennes. Les deux nations sont en train d’évaluer les modalités de financement et les capacités d’exportation, avec l’espoir que le raffinage local permettra de répondre aux besoins du marché égyptien tout en valorisant la production libyenne.

Cet oléoduc pourrait également permettre à la Libye de garantir une part de carburant raffiné pour sa consommation intérieure, tout en offrant la possibilité d’exporter le surplus. Les tensions régionales et les récentes attaques sur les infrastructures énergétiques accentuent la nécessité pour l’Égypte de sécuriser des voies d’importation fiables.