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L’Allemagne abandonne finalement sa taxe sur les boissons sans sucre.

En Allemagne, la question de la taxation des boissons gazeuses a récemment suscité un vif débat. Le ministre des Finances, Lars Klingbeil, a annoncé que les boissons sans sucre, telles que Coca-Cola Zero et Pepsi Zero Sugar, ne seront pas soumises à cette nouvelle taxe. Cette décision fait suite à une controverse liée à des propositions initialement envisagées par son ministère.

Lors d’un séminaire gouvernemental à Neuhardenberg, situé à l’est de Berlin, Klingbeil a affirmé : « En tant que ministre des Finances, je ne présenterai pas une taxe qui imposerait les boissons sans sucre. » Il a qualifié cette option d’« absurde, pour parler franchement ».

Initialement, des documents révélés mardi indiquaient que le gouvernement de Friedrich Merz envisageait d’étendre la taxe à d’autres catégories de boissons, y compris les sodas édulcorés, certaines boissons lactées aromatisées, ainsi que les vins et bières sans alcool. Bien qu’une version modifiée ait ensuite exclu certains produits, les boissons sans sucre étaient toujours incluses dans le projet.

La taxe proposée devait être progressive, avec un tarif variant entre 26 et 38 centimes par litre en fonction de la quantité de sucre, générant des recettes estimées entre 2 et 4 milliards d’euros par an. Ce montant dépasse largement les 650 millions d’euros prévus initialement par la coalition. Des critiques provenant du secteur économique et de la CDU ont accusé Klingbeil de vouloir avant tout renforcer les finances publiques.

Le ministre avait déjà exprimé ses réserves sur cette proposition sur Instagram, se faisant l’écho d’un certain scepticisme. Il avait réagi à l’idée d’une taxe sur les boissons sans sucre en déclarant : « Une taxe sur le Zero ? … NON ! » Mercredi, il a précisé que cette question n’était qu’une « réflexion interne » et a confirmé que les boissons sans sucre ne seraient pas concernées par la taxation.

Malgré tout, l’Allemagne prévoit d’instaurer une taxe sur les boissons sucrées à partir de 2027, dont les recettes seront destinées à soutenir le système public de santé, qui fait face à des défis financiers croissants. Les détails de cette nouvelle imposition sont encore en cours d’élaboration.