
Affaire Chokri Belaïd : Béchir Akremi et Habib Ellouze voient leurs peines alourdies.
La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près la cour d’appel de Tunis a alourdi les peines de prison de Béchir Akremi à 29 ans, contre 23 ans en première instance. Habib Ellouze et Hassan Ben Brik ont vu leurs peines portées de 13 à 17 ans de prison chacun pour des actes liés à des infractions terroristes.
La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près de la cour d’appel de Tunis a alourdi les peines de prison infligées à l’ancien procureur de la République révoqué, Béchir Akremi, au dirigeant du mouvement Ennahdha, Habib Ellouze, ainsi qu’à Hassan Ben Brik, membre de l’organisation interdite Ansar al-Charia. Ces décisions ont été prises dans le cadre de deux affaires distinctes concernant des irrégularités et des manquements procéduraux durant l’enquête sur l’assassinat de Chokri Belaïd.
La cour d’appel a ainsi durci les condamnations initiales de Béchir Akremi, sa peine cumulée étant passée de 23 à 29 ans de prison. Il a été reconnu coupable, entre autres, d’avoir délibérément omis, dans sa fonction publique, d’arrêter un suspect afin de favoriser sa fuite à la justice, d’avoir dissimulé la vérité en abusant de ses prérogatives judiciaires et d’avoir commis des faux.
Les peines d’Habib Ellouze et de Hassan Ben Brik ont également été aggravées, passant de 13 à 17 ans de prison chacun. Ils ont été condamnés pour avoir utilisé leurs compétences et leur expertise au service de personnes liées à des actes terroristes, avoir divulgué des informations pour faciliter la commission d’infractions terroristes, en tirer avantage et favoriser l’impunité.
En sus des peines d’emprisonnement, la cour d’appel a confirmé la mesure complémentaire de placement sous contrôle administratif pour les trois condamnés – Béchir Akremi, Habib Ellouze et Hassan Ben Brik – à l’issue de l’exécution de leurs peines de prison.
