Tunisie

À LA GALERIE « SALADIN » : Marzouk, ne brille pas tant que ça

Hédi Selmi a été suivi par Marzouk dans l’histoire de la sculpture en Tunisie. Hechmi Marzouk prépare aujourd’hui une sculpture rendant hommage au grand Hannibal.

Dans l’histoire de la sculpture en Tunisie, il y a eu Hédi Selmi, puis Marzouk.

La Presse — À plus de 80 ans, en pleine forme, cet artiste de renom continue de sculpter le bois, le marbre et de fondre le métal. Son sens de la légèreté, son amour des formes, ainsi que son incroyable talent pour créer des équilibres inattendus, donnent vie à ses œuvres. Ses danseuses sculptées dans le marbre solide, ses cyclistes en métal, ainsi que ses personnages profitant de siestes tranquilles défient avec élégance toutes les lois de l’équilibre. Hechmi Marzouk est un artiste fascinant, capable de réaliser aussi bien des statues équestres de Bourguiba que des ballerines en plein grand écart. Il a même pris la pose en tant que décorateur de plateau, et, selon certaines sources, acteur, dans le film du célèbre metteur en scène Arrabal : « Viva la Muerte ».

Les œuvres monumentales d’Hechmi Marzouk ornent aujourd’hui les villes du pays : statues équestres, monuments célèbrent la solidarité nationale à La Manouba, exaltent la science et la culture à Douar Hicher, et rendent hommage aux personnes âgées à l’Ariana. Actuellement, Hechmi Marzouk travaille sur une sculpture dédiée au grand Hannibal.

L’exposition organisée par la galerie Saladin, dirigée avec brio par le jeune Amine Souabni, qui seconde son père, offre un aperçu magnifique du parcours de cet artiste d’exception.

Nous laissons la parole à Hechmi Marzouk pour conclure :

« Les silhouettes épurées semblent glisser dans l’espace, portées par une dynamique fluide où chaque courbe évoque le déplacement, la légèreté et la liberté. Entre équilibre et élan, ces sculptures racontent un instant suspendu, où le métal, pourtant rigide, donne l’illusion d’un mouvement continu, presque vivant. »