Tunisie

À la frontière tuniso-algérienne, un hélicoptère permet de découvrir la Tunisie.

La région de Tabarka-Aïn Draham s’apprête à lancer un projet de vols touristiques en hélicoptère, qui devrait intervenir dès l’obtention des autorisations réglementaires. Chaque vol, d’une durée d’environ une heure, accueillera jusqu’à quatre passagers pour un tarif annoncé de 250 dinars par personne.


La région de Tabarka-Aïn Draham, située dans le gouvernorat de Jendouba, se prépare à élargir son offre touristique avec un projet novateur en Tunisie : des vols touristiques en hélicoptère permettant aux visiteurs d’apprécier, depuis les airs, les paysages naturels du Nord-Ouest, comprenant le littoral méditerranéen, les massifs forestiers et les montagnes proches de la frontière algérienne.

Cette initiative, mise en œuvre par un investisseur tunisien sous la tutelle du ministère du Tourisme, est actuellement à sa dernière étape administrative. D’après les autorités touristiques régionales, l’activité sera lancée dès que les autorisations réglementaires seront obtenues.

“Il s’agit d’un nouveau produit touristique innovant”, a déclaré Issa Marouani, commissaire régional au tourisme de Tabarka-Aïn Draham. L’investisseur, qui a acquis un hélicoptère aux États-Unis, a déjà importé l’appareil en Tunisie et finalise actuellement les démarches administratives requises pour son exploitation.

Le responsable régional considère cette initiative comme “une véritable valeur ajoutée” pour la destination. Les futurs passagers pourront survoler, pendant environ une heure, les principaux paysages qui font la renommée de la région : le littoral de Tabarka, les forêts de chênes-lièges d’Aïn Draham, les reliefs montagneux du Nord-Ouest, les sites archéologiques ainsi que les formations rocheuses qui caractérisent cette partie du pays.

Selon les informations fournies par le promoteur du projet, il s’agirait de la première activité de ce type en Tunisie et de la cinquième expérience au monde. Chaque vol pourra accueillir jusqu’à quatre passagers pour un tarif annoncé de 250 dinars par personne.

Ce projet arrive en pleine saison estivale, période durant laquelle Tabarka retrouve son dynamisme touristique. Connue pour ses plages, ses fonds marins et son port de plaisance, la ville est l’une des principales destinations balnéaires du nord-ouest tunisien.

À quelques kilomètres de là, Aïn Draham présente un tout autre aspect. Nichée dans les montagnes de la Kroumirie, cette station est réputée pour son climat frais, ses vastes forêts et ses paysages verdoyants, particulièrement prisés pendant les fortes chaleurs estivales. La proximité de la frontière algérienne augmente également l’attrait de cette destination, qui accueille habituellement un nombre important de visiteurs en provenance d’Algérie durant la saison touristique.

Le commissariat régional au tourisme estime que cette nouvelle activité s’inscrit parfaitement dans la stratégie nationale visant à diversifier les produits touristiques au-delà du traditionnel tourisme balnéaire.

“Ce type de projet renforce la compétitivité de la destination, améliore son attractivité et contribue à promouvoir l’image de Tabarka-Aïn Draham auprès des clientèles tunisienne et internationale, notamment celles en quête d’expériences originales”, a souligné Issa Marouani.

Le lancement de cette nouvelle activité est annoncé en parallèle avec la programmation culturelle estivale de la région. Le Festival international de jazz de Tabarka, événement emblématique de la saison estivale, attire chaque année des visiteurs tunisiens et étrangers, renforçant ainsi la notoriété de la destination.

Les autorités touristiques espèrent que l’introduction des vols panoramiques viendra enrichir cette dynamique en offrant une expérience inédite de découverte des richesses naturelles de cette région frontalière, où mer, montagne et forêt se rencontrent.

Le ministère du Tourisme et l’Office national du tourisme tunisien soutiennent le projet en collaboration avec les administrations concernées afin d’accélérer les procédures nécessaires. Les promoteurs espèrent obtenir rapidement les autorisations requises pour démarrer cette nouvelle activité, qui pourrait marquer une première dans le paysage touristique tunisien.