
7e Foire commerciale COMESA : Informer pour mieux entreprendre.
La Semaine du Comesa est une plateforme de dialogue entre acteurs publics et privés des 21 États membres, mettant en lumière le rôle central des femmes entrepreneures dans la transformation des économies africaines. Espérance Belau Lila a souligné que l’accès à l’information est un levier essentiel de décision, affirmant que « celui qui détient l’information détient le pouvoir de décision ».
Pour Espérance Belau Lila, la coopération entre les femmes d’affaires des pays du Comesa représente un levier fondamental pour développer des partenariats, partager des informations et renforcer l’intégration économique du continent.
La Semaine du Comesa se présente comme une plateforme stratégique de dialogue entre les acteurs publics et privés des 21 États membres. À Tunis, cette rencontre met en lumière le rôle prépondérant des femmes entrepreneures dans la transformation des économies africaines et dans la consolidation des chaînes de valeur régionales. Au-delà des échanges institutionnels, cet événement s’affirme comme un espace de connexion, de réseautage et de construction de partenariats économiques, illustrant la nécessité d’une circulation plus fluide de l’information et des opportunités pour favoriser une inclusion économique véritable et durable sur le continent.
Espérance Belau Lila, présidente de la Commission nationale des femmes entrepreneures et administratrice à la Fédération des entreprises du Congo (FEC), ainsi que première vice-présidente de la Commission nationale Agriculture, Forêt et Pêche de la FEC, a souligné que cette rencontre représente avant tout une opportunité essentielle pour les 21 États membres, et particulièrement pour les femmes chefs d’entreprise, de mieux se connaître et de renforcer leurs liens. Selon elle, il est impossible de développer des activités économiques sans établir au préalable des relations de confiance, d’où l’importance des échanges et des rencontres entre participantes. Dans cette optique, elle a expliqué que les chapitres nationaux jouent un rôle central, non seulement dans l’accompagnement des femmes entrepreneures dans leurs pays respectifs, mais aussi dans la diffusion de l’information et le renforcement de la visibilité des opportunités économiques.
Elle a également insisté sur le rôle fondamental des femmes dans le développement du continent, affirmant que l’Afrique ne peut se développer sans elles. « Les femmes, aux côtés des jeunes, constituent le moteur de l’économie africaine », a-t-elle précisé. Elle a estimé que ce choix est dû au dynamisme de la Tunisie au sein du Comesa, conduisant les instances dirigeantes à privilégier le pays pour accueillir cette rencontre, qu’elle considère comme une véritable opportunité pour le continent africain.
Dans le même esprit, elle a appelé à une transformation du regard sur l’Afrique, estimant qu’il est temps de dépasser les représentations négatives et de rompre avec l’idée d’un continent uniquement défini par ses matières premières. Elle a plaidé pour une transformation locale des ressources africaines au service du développement et du bien-être des populations.
Concernant les recommandations faites à Tunis, elle a encouragé la poursuite et le renforcement de ce type de forums, qui permettent, selon elle, de vulgariser les opportunités économiques et de sensibiliser davantage de femmes aux dynamiques régionales. Elle a également souligné l’importance de garantir une meilleure circulation de l’information pour inclure toutes les femmes, y compris celles vivant dans les zones les plus reculées, rappelant que l’économie inclusive ne doit exclure aucune catégorie.
Enfin, elle a noté que l’accès à l’information est un levier essentiel pour la prise de décisions, rappelant que « celui qui détient l’information détient le pouvoir de décision ». Elle a alors appelé à renforcer la diffusion de l’information auprès des femmes à la base, dans les 21 pays du Comesa, afin d’assurer une inclusion véritable et effective.
