Suisse

L’internationalisation et l’innovation pédagogique au cœur des échanges à Timișoara

Les conférences plénières ont abordé plusieurs thématiques, dont l’intelligence artificielle en classe et la médiation linguistique comme clé de l’innovation pédagogique et éducative. Erika Fauchère, maître d’enseignement d’anglais à la HES-SO Valais-Wallis, a déclaré : « Je n’avais jamais entendu parler des BIPs (Blended Intensive Program). »


Les conférences plénières ont couvert plusieurs thèmes majeurs :

– L’intelligence artificielle en classe
– La médiation linguistique comme clé de l’innovation pédagogique et éducative
– Un “livre de recettes” de l’internationalisation
– L’internationalisation et le développement des compétences étudiantes

Pour Erika Fauchère, maîtresse d’enseignement d’anglais et conseillère pédagogique de proximité à la HES-SO Valais-Wallis – Haute école d’ingénierie – HEI, ces deux journées ont constitué une véritable découverte :

« Je ne connaissais pas bien UNITA avant cette conférence. J’y suis allée sans attente précise, simplement avec l’envie d’en découvrir plus. Ces conférences sont toujours des moments de partage où l’on rencontre des personnes avec différentes expériences et où l’on apprend beaucoup. »

Elle a été particulièrement impressionnée par la richesse des discussions autour de l’intelligence artificielle :

« Lors d’une conférence sur l’intelligence artificielle, j’ai vu que, peu importe le type d’école ou de discipline, les enseignant·es partagent les mêmes préoccupations. On se demande tous comment accompagner les étudiant·es dans un monde qui change rapidement, quelles compétences leur transmettre et comment adapter nos pratiques. L’engagement des personnes présentes était aussi impressionnant : il y avait beaucoup de discussions et de partage, ce qui m’a agréablement surprise. »

Erika a pu découvrir de nouvelles approches, jusqu’alors inconnues :

« Je n’avais jamais entendu parler des BIPs (Blended Intensive Program). Pour l’enseignement des langues, c’est très intéressant et je vais rester en contact avec quelques participant·es de la conférence pour voir si l’on peut mettre cette approche en pratique dans notre école. Il y a également les COILs (Collaborative Online International Learning) qui permettent aux étudiant·es de s’impliquer dans un projet international, tout en restant dans leur université. »

Sur le plan professionnel et personnel, cette expérience lui a également redonné de l’élan :

« J’étais seule en arrivant, mais j’ai été très bien accueillie et intégrée. J’ai fait de belles rencontres avec des collègues avec qui je resterai en contact. C’est un vrai boost. »

Elle envisage déjà de prolonger cette expérience au sein de la HES-SO :

« J’aimerais partager ce que j’ai appris, notamment avec les autres conseillers pédagogiques. On pourrait organiser des workshops sur les pratiques liées à l’intelligence artificielle ou à l’internationalisation. Ces sujets nous concernent directement : il faut accompagner les étudiant·es à développer de nouvelles compétences pour le monde du travail. »

Enfin, elle incite ses collègues et étudiant·es à s’impliquer dans le réseau UNITA :

« C’est une belle opportunité de formation et de partage. On a la chance d’avoir un réseau au sein de la HES-SO où l’on peut collaborer sur des projets communs. J’espère que davantage d’enseignant·es participeront aux prochaines éditions, comme celle prévue à Turin l’année prochaine. »