
Réunion d’urgence des instances européennes ce mercredi sur le projet Infantino pour la Coupe du monde
Chaque minute qui passe en cette journée suscite des réactions indignées face au projet de Gianni Infantino de céder des parts de la Coupe du monde à des investisseurs privés. Les instances sportives, telles que l’UEFA, la Concacaf et la Confédération asiatique, ainsi que des acteurs politiques, notamment l’Union européenne et le gouvernement britannique, s’opposent fermement à cette initiative, tant pour les implications qu’elle pourrait avoir sur l’avenir du football que pour la méthode employée, Infantino n’ayant consulté personne, comme à son habitude.
Pour répondre à cette situation, une réunion d’urgence a été convoquée dès ce mercredi après-midi par les instances européennes, sous l’égide de l’UEFA, comme l’a annoncé la ministre française des Sports, Marina Ferrari.
« Je prends acte de la réunion d’urgence organisée mercredi entre les instances européennes du football. Face à un projet qui pourrait profondément transformer l’équilibre de notre sport, il est indispensable que les acteurs européens parlent d’une seule voix », a-t-elle déclaré sur X.
Son entourage a précisé qu’il y avait bien « une première réunion UEFA ce jour ». Dans la matinée, le président de la Fédération française de football, Philippe Diallo, avait indiqué sur France Inter qu’il allait contacter ses homologues des grandes fédérations européennes « pour savoir comment nous devons appréhender ces projets sur lesquels nous n’avons aucune information particulière ». Cette réunion constitue une première réponse à la situation.
La FIFA et son président sont désormais isolés depuis la révélation de ce projet mardi dans le Times, suivie de leur propre confirmation dans un communiqué. La Concacaf, traditionnellement fidèle, a exprimé sa « profonde préoccupation », tandis que la Confédération asiatique a rappelé que « des initiatives d’une telle ampleur et aux conséquences aussi importantes doivent reposer sur les principes de bonne gouvernance, de transparence et de consultation véritable », des éléments qui ont fait défaut dans cette affaire.
Au-delà de l’opposition à ce projet, il sera essentiel d’évaluer les conséquences que cela pourrait avoir sur le mandat d’Infantino. Le dirigeant suisse semblait se diriger vers une réélection sans opposition l’année prochaine. Les pays membres, s’ils le souhaitent réellement et s’ils communiquent entre eux, ont le pouvoir de mettre un terme à cette dérive.
