Paraguay – France : Zéro carton pour les bouchers paraguayens, arbitrage contesté.
Ilgiz Tantashev a arbitré le match Paraguay-France (0-1) lors de la Coupe du monde, où il n’a pas sanctionné plusieurs agressions des joueurs paraguayens. Les Bleus ont reçu trois cartons jaunes, tandis que le Paraguay n’a écopé d’aucun carton malgré de nombreuses fautes.

De notre envoyé spécial à Philadelphie,
Sur le papier, la décision de la FIFA semblait judicieuse. Offrir à un arbitre peu expérimenté dans les grandes compétitions l’occasion de diriger un huitième de finale de Coupe du monde représente une belle opportunité. Cependant, cette expérience s’est révélée cauchemardesque pour Ilgiz Tantashev lors du match Paraguay-France (0-1), l’arbitre ouzbek ayant été largement débordé par les événements.
Il est vrai que Tantashev a dû faire face à des joueurs particulièrement agressifs. Ces Paraguayens, arrivés à Philadelphie avec une attitude très offensive, semblaient plus enclins à mêlées qu’à jouer au football. Après avoir arbitré des matchs tels qu’Écosse-Haïti et Autriche-Algérie, qui s’étaient déroulés dans un esprit amical, Tantashev a été piégé par le style combatif de l’Albirroja.
Le coup de coude de Galarza
Depuis le début de ce Mondial, les arbitres ont souvent laissé jouer sans trop intervenir, ce qui avait déjà coûté aux Bleus lors du match contre la Suède, où Michael Olise avait été victime d’une faute non sanctionnée. Cependant, les Paraguayens ont franchi des limites inacceptables. Pourtant, la fédération de football ouzbèke, familière des normes de la Ligue des champions asiatique, n’a jamais pris de mesures.
À première vue, les statistiques du match pourraient laisser penser à une rencontre relativement calme, les Sud-Américains ayant commis 13 fautes contre 11 pour les Français. En réalité, la réalité était tout autre, tant le nombre d’agressions non sanctionnées des joueurs de Gustavo Alfaro était élevé.
Parmi celles-ci, le coup de coude de Matias Galarza sur Kylian Mbappé, alors que ce dernier ne possédait même pas le ballon, est sans doute le plus frappant. Ce geste est survenu sous les yeux de l’arbitre, qui était à un mètre de l’intervention, immortalisée par les caméras. Résultat : aucune sanction, ni carton rouge, ni jaune, et pas même de faute signalée contre le numéro 23 paraguayen, expert dans l’art des coups discrets.
La planchette de Caceres
Un autre exemple d’arbitrage laxiste est le coup asséné par Juan José Caceres sur le tibia de Kylian Mbappé en seconde période. Ce geste aurait également pu mériter un carton jaune, mais ne déboucha sur aucune sanction. D’autres joueurs, tels que Michael Olise, Bradley Barcola et Adrien Rabiot, ont également été victimes d’injustices arbitrales, finissant au sol sans que des fautes ne soient signalées. Au total, le Paraguay n’a récolté aucun carton jaune pour ces violations.
En revanche, les Bleus, qui avaient joué avec intensité, ont reçu trois avertissements (Barcola, Koné, Olise) pour des fautes dont la gravité était étonnamment inférieure à celles commises par l’Albirroja. Olise, par exemple, a été averti pour avoir effleuré le maillot de Galarza, qui s’est effondré au sol comme si une lourde force l’avait frappé. De plus, de nombreux gestes sournois disruptifs du jeu n’ont pas été signalés par l’arbitre ouzbek.
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« Ils auraient mérité d’avoir quelques cartons jaunes, a réagi William Saliba sur M6. Il y a des moments où les joueurs adverses doivent être sanctionnés, c’est pour ça qu’ils ont continué jusqu’à la fin du match. » « L’arbitrage, je n’ai rien à dire, vous avez vu par vous-mêmes, a sobrement commenté Rayan Cherki en zone mixte. Il y a eu combien de fautes, il y a eu combien de cartons jaunes ? Ce n’est pas grave. On est en quarts de finale. »
La qualification de l’équipe, obtenue dans la douleur, a été scellée par un penalty marqué par Kylian Mbappé. Ce penalty n’avait cependant pas été initialement accordé par Ilgiz Tantashev pour une faute sur Désiré Doué, qui avait également été victime d’une agression quelques minutes plus tôt sans obtenir de sanction. Heureusement, la VAR a finalement été sollicitée pour accorder ce penalty aux Bleus, prouvant qu’une forme de justice pouvait exister, même si elle a mis un certain temps à se manifester.
