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Mohamed Nouwali, champion tunisien d’échecs, ne s’entend pas avec sa fédération sur Facebook.

Le joueur d’échecs tunisien et maître international Mohamed Nouwali est convoqué devant la commission des litiges de la Fédération tunisienne des échecs le 26 juin 2026 en raison de publications sur ses réseaux sociaux critiquant la gestion de la discipline. Selon la Fédération, le non-respect des convocations de l’équipe nationale à certaines compétitions internationales et des publications considérées comme offensantes à l’égard de responsables fédéraux constituent des manquements au règlement interne.


Le joueur d’échecs tunisien et maître international Mohamed Nouwali a été convoqué devant la commission des litiges de la Fédération tunisienne des échecs le 26 juin 2026. Cette procédure disciplinaire fait suite à des publications sur ses réseaux sociaux, dans lesquelles il critique la gestion de la discipline et le fonctionnement des instances dirigeantes.

La Fédération affirme que ces déclarations constituent une violation du règlement interne. Deux griefs principaux sont retenus : le non-respect des convocations de l’équipe nationale à certaines compétitions internationales et des publications considérées comme offensantes envers des responsables fédéraux.

Pour l’instance dirigeante, ces incidents auraient entraîné des préjudices organisationnels et financiers, tout en portant atteinte au respect dû aux structures sportives.

Mohamed Nouwali conteste fermement cette interprétation. Le champion tunisien indique que ses publications ne contiennent aucune accusation de corruption ou de fraude, mais reflètent un témoignage personnel concernant son parcours et les difficultés au sein du système sportif.

Il affirme être devenu, selon ses propres mots, “un dossier judiciaire itinérant”, considérant que ses déclarations ont pris plus d’ampleur que ses performances sportives. Nouwali rappelle son palmarès : premier Tunisien champion d’Afrique des jeunes en 2010, triple champion arabe et champion de Tunisie des seniors.

Il souligne qu’il se présentera devant la commission par respect pour les institutions tout en défendant son droit à la liberté d’expression et à la critique.

Dans ses déclarations, le joueur évoque longuement son parcours sportif. Il décrit un environnement difficile dès ses débuts, notamment au sein de son club formateur, où il affirme avoir rencontré des tensions internes et un manque de soutien structurel.

Il rappelle que son titre continental en 2010 aurait dû marquer un tournant dans sa carrière, accompagné de promesses d’aide et de développement. Cependant, il prétend que ces engagements n’ont pas été suivis d’effets concrets.

Selon lui, malgré ses résultats nationaux et internationaux, il n’a jamais eu un accompagnement à la hauteur de ses performances. Il va plus loin en affirmant que son succès a parfois été perçu comme une contrainte plutôt qu’un levier de développement pour son milieu sportif.

Actuellement, il soulève des questions sur la gestion des ressources allouées à son club, en particulier une hausse de budget annoncée après son titre africain, dont il dit ne jamais avoir constaté les retombées réelles.

Au-delà du cas individuel, cette affaire ravive le débat sur la liberté d’expression des sportifs et la gestion des fédérations sportives en Tunisie. Selon Mohamed Nouwali, la critique ne devrait pas être considérée comme une faute disciplinaire tant qu’elle repose sur des expériences personnelles.

Il déclare qu’il continuera à défendre son droit à s’exprimer et à demander des éclaircissements sur son parcours, estimant que “la vérité ne disparaît pas avec le temps”.

La convocation du joueur devant la commission disciplinaire se présente comme un moment clé, non seulement pour son avenir sportif, mais aussi pour la manière dont les institutions sportives encadrent la parole des athlètes dans le pays.