
« La FIFA maintient son plan d’ouverture aux investisseurs privés, personne n’est en train de vendre le football… »
La FIFA ne renonce pas à son projet. Elle a confirmé son intention de s’ouvrir aux investisseurs privés, malgré l’opposition marquée d’une grande partie de ses membres, affirmant avoir pris en compte les critiques formulées.
« Le processus de consultation que nous avions prévu a été perturbé par des informations inexactes diffusées dans les médias », a déploré l’organisation dans un communiqué, en précisant que chaque fédération membre pourra « se prononcer sur la base de faits avérés ».
L’UEFA et la Concacaf s’opposent fermement. La puissante UEFA, qui regroupe 55 fédérations européennes et détient sept des dix derniers titres de champion du monde, a même menacé de ne pas participer aux prochaines compétitions de la FIFA, y compris la Coupe du monde, si cette dernière ne renonçait pas à son projet.
L’UEFA a exprimé son regret quant à l’élaboration de ce projet, qui s’est faite « en secret », déplorant que « toute décision sur le calendrier international, le format des compétitions, et toute décision remodelant le futur du football ne serait plus conduite pour servir l’intérêt du foot mais celui des actionnaires ». De son côté, la Concacaf, qui regroupe 41 fédérations d’Amérique du Nord, d’Amérique centrale et des Caraïbes, a « rejeté la proposition ».
La Confédération asiatique (AFC) a également exprimé son mécontentement, regrettant que ce projet ait été rendu public sans consultation préalable de ses membres. En revanche, la Confédération africaine de football (CAF) a adopté une position moins critique, appelant ses associations membres à « examiner » et à « évaluer » le projet.
La FIFA a tenté de rassurer vendredi. « Personne n’est en train de vendre le football. C’est quelque chose que la FIFA n’envisagerait jamais », a affirmé l’instance dans son communiqué, promettant d’« organiser une consultation ouverte et démocratique ».
L’objectif de la FIFA est d’atteindre un financement de 10 milliards de dollars pour le développement du football au cours des quatre prochaines années. « C’est une opportunité, mais pas une obligation », a nuancé Gianni Infantino dans une vidéo mise en ligne mercredi. La FIFA précise qu’elle ne lancera ce projet « que si la majorité des associations membres décide de le soutenir ».
Les fédérations membres ont jusqu’au 19 septembre – « un ultimatum » et de la « gouvernance par la peur », selon l’UEFA – pour se prononcer, comme l’indique une lettre d’Infantino aux 211 fédérations révélée par plusieurs médias. Ce calendrier serré est également lié aux échéances électorales à venir pour Gianni Infantino, qui se présente pour sa réélection en mars 2027, un scrutin dont il est pour l’instant le seul candidat déclaré.
