
CAN féminine 2026 : le Maroc élimine l’Algérie et se qualifie (1-0)
Sans éclat particulier, les Lionnes de l’Atlas ont réussi à s’imposer contre l’Algérie, obtenant ainsi leur qualification pour les quarts de finale de la Coupe d’Afrique des nations féminine 2026, ce jeudi 30 juillet à Rabat. Sanaa Mssoudy a marqué le seul but de la rencontre.
Le 31 juillet 2026 à 7h39 | Modifié le 31 juillet 2026 à 7h55
En ce jeudi 30 juillet, jour de fête nationale, l’équipe nationale féminine du Maroc a fait chavirer tout un stade de bonheur en décrochant sa qualification pour les quarts de finale de la Coupe d’Afrique des nations féminine 2026. Cette réussite a été obtenue grâce à une victoire face à l’Algérie (1-0) sur la pelouse du stade Moulay El Hassan à Rabat. Bien que tout n’ait pas été parfait, il est parfois nécessaire de se satisfaire d’une victoire par le plus petit des écarts, surtout lorsque celle-ci revêt une telle importance.
Les Lionnes de l’Atlas affronteront prochainement le Sénégal, prévu pour le lundi 3 août dans le groupe A, ce dernier ayant mis la pression sur les deux équipes en s’imposant face au Kenya quelques heures plus tôt.
Longtemps crispées par l’enjeu, les Lionnes de l’Atlas ont su puiser dans leurs ressources pour triompher face à des Algériennes talentueuses, qui ont choisi une approche plus combative et agressive plutôt que de privilégier l’esthétique du jeu. Sur ce terrain, les Marocaines ont tenté de rivaliser avant de se rappeler qu’elles avaient d’autres atouts, étant souvent plus performantes lorsque leur énergie était consacrée à une expression collective avec le ballon.
Techniquement, elles ne manquaient pas d’arguments, comme en témoigne le contrôle de Sanaa Mssoudy sur un ballon en cloche de Hanane Aït El Haj, à l’origine de l’ouverture du score à la 84e minute, offrant ainsi une victoire significative.
Dans une rencontre marquée par une forte charge émotionnelle, les 22 joueuses n’ont pas réussi à proposer un spectacle à la hauteur d’un derby maghrébin, où l’intensité et l’agressivité ont dominé. Malgré une pelouse impeccable et des gradins bien remplis, les Lionnes de l’Atlas ont peiné à enchaîner trois passes sans tomber au sol, se concentrant principalement sur la défense avant d’attaquer.
Elles ont tenté d’infiltrer le camp adverse par à-coups, mais se sont souvent retrouvées piégées par des choix trop complexes, manquant de spontanéité. Bien que l’équipe de Sakina Ouzraoui ait été la plus active, elle a souvent fait preuve d’imprécision aux abords de la surface adverse.
Il a fallu attendre le dernier quart d’heure pour vibrer sur une accélération de Sanaa Mssoudi, suivie d’une tentative de Kautar Azraf, contrée in extremis par la défense algérienne. Ensuite, il ne restait plus grand-chose à se mettre sous la dent, à part quelques situations embryonnaires, dont un tir lointain de l’Algérie, qui a constitué le premier tir cadré du match après plus d’une demi-heure de jeu.
Ce moment a été crucial, car la latérale gauche Belloumou aurait pu être expulsée après un tacle dangereux avec les deux pieds décollés sur Sakina Ouzraoui, mais elle s’en est étonnamment sortie avec un carton jaune. En vérité, le faible nombre d’occasions a fait que chaque fait de jeu, aussi minime soit-il, a suscité des réactions vives dans les tribunes.
La seconde mi-temps a toutefois été plus animée, mais la fluidité des actions a de nouveau souffert de la multiplication des fautes et des erreurs techniques des deux côtés. Le changement opéré par Jorge Vilda, qui a remplacé Ibtissam Jraidi par Ghizlane Chebbak, n’a pas rassuré, car il semblait priver l’équipe de son attaquante la plus prolifique.
L’objectif était d’améliorer le contrôle de l’équipe au milieu de terrain, mais cela s’est rarement avéré suffisant pour marquer et débloquer une situation difficile, surtout si l’on considère qu’un match nul serait un mauvais résultat. De plus, avec la technique de Sanaa Mssoudy, le Maroc avait encore des chances de faire trembler les filets, comme l’a illustré son contrôle avant de marquer avec sang-froid, sur une passe de Hanane Aït El Haj.
Bien que le Maroc n’ait pas livré son match le plus abouti, il a su répondre présent lors d’un rendez-vous où seul le résultat comptait, et c’est finalement tout ce que l’on retiendra de cette soirée.
