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Kevin Lamour, le Français exclu de la FIFA pour s’opposer à Gianni Infantino.

Kevin Lamour, ancien directeur des opérations de la FIFA, a été licencié lundi soir, une décision qui ne surprend guère ceux qui connaissent les rouages de l’organisation. À 45 ans, ce Breton n’a pas hésité à critiquer Gianni Infantino, le président de la FIFA, après la tentative avortée d’ouvrir l’instance à des investisseurs privés. Lamour, qui occupait un poste clé depuis 2024, savait que ses critiques pourraient lui coûter cher.

Dans un communiqué publié fin juillet, il avait anticipé les conséquences de ses propos. « Si cela signifie que je perds mon emploi, qu’il en soit ainsi. Je comprendrai et respecterai cette décision. Au moins, je dormirai bien cette nuit », avait-il déclaré, se positionnant ainsi comme l’un des rares à défier ouvertement Infantino, un personnage redouté au sein de la FIFA.

Le licenciement de Lamour a été commenté par des observateurs, dont le journaliste Henry Winter, qui a souligné que ce dernier avait eu le courage de dire la vérité à un pouvoir qui en avait besoin. Lamour, ancien footballeur amateur, avait déjà fait preuve de fermeté dans sa carrière. Il avait quitté l’UEFA en raison de désaccords avec Michel Platini, dénonçant une « trahison » après un versement secret de millions de francs suisses à l’ancien président de la FIFA.

Son retour à l’UEFA sous Aleksander Ceferin n’a pas été sans heurts, surtout lorsque ce dernier a cherché à élargir le nombre de mandats. Malgré son tempérament calme et diplomate, Lamour a toujours défendu ses principes, ce qui l’a conduit à se retrouver en désaccord avec les dirigeants. Un ancien collaborateur l’a décrit comme « calme, élégant » et « fiable », soulignant qu’il ne s’est jamais laissé emporter par l’ambition, contrairement à d’autres.

Recruté par la FIFA en 2024 pour apaiser les tensions avec les syndicats de joueurs et l’UEFA, Lamour a rapidement constaté que ses valeurs ne correspondaient pas aux exigences de son poste. Son refus de se plier aux directives d’Infantino a finalement conduit à son éviction. William Gaillard, un ancien collègue, a déclaré que Lamour aurait été un excellent président de la FIFA, mais qu’il n’était pas intéressé par ce type de pouvoir.

En somme, Kevin Lamour quitte la FIFA avec la conscience tranquille, fidèle à ses principes, mais également conscient que son intégrité a un prix dans un monde où le pouvoir et l’ambition dominent.