
Espagne : Toñi, l’orque de 60 ans du détroit de Gibraltar, a-t-elle été criblée de balles ?
Toñi, la matriarche des orques du détroit de Gibraltar, âgée d’environ soixante ans et affectueusement surnommée « la grand-mère » de son groupe, a été observée récemment avec des blessures inquiétantes. Cette semaine, des marques visibles sur sa nageoire dorsale et son dos ont été signalées, suscitant l’inquiétude des experts et des associations de protection animale. Selon les informations rapportées par le site Euronews, ces lésions n’étaient pas présentes lors de photographies prises quelques semaines auparavant.
L’association WeWhale a réagi rapidement à cette découverte. Son fondateur, Janek Andre, a exprimé ses préoccupations, indiquant que ces blessures pourraient être causées par des impacts de plombs de fusil de chasse. Le Grupo de Trabajo Orca Atlántica a précisé que les billes en question mesureraient environ 9 mm, un calibre souvent utilisé pour la chasse au sanglier, et qui correspondrait aux marques observées sur l’animal.
Face à cette situation alarmante, le ministère espagnol de la Transition écologique a ouvert une enquête préliminaire. Il a rappelé que les orques sont une espèce vulnérable, et que tout acte de maltraitance à leur encontre constitue une infraction grave. Les réglementations en vigueur stipulent que les embarcations doivent maintenir une distance minimale de 500 mètres des orques, avec des amendes pouvant atteindre 2 millions d’euros pour les contrevenants.
Depuis 2020, une augmentation des interactions entre les navires et les orques a été constatée dans cette région, en grande partie à cause de l’afflux de touristes et de la hausse du trafic maritime. Cette situation soulève des inquiétudes quant à la sécurité et à la préservation de ces créatures marines emblématiques.
