Jeux méditerranéens Taranto 2026 : l’Algérie remporte sa première médaille d’or grâce à Abdelkrim Fergat
L’Algérie a célébré sa première victoire aux Jeux méditerranéens de Taranto 2026 grâce à la performance remarquable du lutteur Abdelkrim Fergat. Ce dernier a triomphé dans la catégorie des 60 kg en lutte gréco-romaine, écrasant l’Égyptien Mahmoud Saad lors de la finale avec un score de 10 à 1. Ce succès marque le premier métal d’or pour l’Algérie lors de cette vingtième édition de l’événement.
Le match n’a laissé place à aucune contestation. Fergat, face à un adversaire égyptien réputé pour sa solidité, a su imposer son rythme et sa maîtrise des prises, démontrant ainsi une supériorité indiscutable avec neuf points d’écart à l’issue du combat. Ce sacre met en lumière la lutte gréco-romaine, qui s’affirme comme l’une des disciplines les plus fiables pour l’Algérie, à l’instar des récentes réussites individuelles, comme celle de la gymnaste Kaylia Nemour, victorieuse en Coupe du monde à Bakou.
Au sein du village des athlètes, cette première médaille d’or agit comme un catalyseur. Les autres délégations en sont conscientes : un titre précoce libère les esprits et crée une dynamique positive qui bénéficie souvent aux autres disciplines engagées.
Dans une autre discipline, la boxe, Ismaïl Bekhsis a également brillé dimanche en accédant aux quarts de finale des moins de 65 kg. Il a remporté son combat contre l’Italien David Fiore par décision serrée de 3 voix à 2, malgré un public en faveur de son adversaire. En revanche, son compatriote Mohamed Walid Allaoui, qui a combattu en moins de 60 kg, a été éliminé dès les huitièmes de finale, s’inclinant 4-1 face à l’Italien Michele Baldassi. Ce revers n’entame cependant pas les ambitions de l’équipe algérienne, qui est bien représentée.
Pour la journée du lundi 24 août, trois boxeurs algériens sont attendus en quarts de finale, sans avoir à passer par les tours préliminaires. Parmi eux, deux sont des femmes, illustrant l’importance croissante de la boxe féminine dans la stratégie de la fédération. Melissa Hamda affrontera la Turque Ece Asud Ediz dans la catégorie des moins de 57 kg, tandis qu’Ichrak Chaïb se mesurera à la Française Sthelyne Grosy en moins de 60 kg. Du côté des hommes, Youcef Islam Yaïche défiera l’Espagnol Frank Bernard Martinez dans la catégorie des moins de 70 kg. Chaque victoire à ce stade garantit au moins une médaille, la boxe attribuant traditionnellement deux médailles de bronze, ce qui rend ces combats cruciaux pour le bilan de la délégation.
Au total, la fédération algérienne a engagé dix boxeurs, répartis équitablement entre hommes et femmes, un contingent significatif qui témoigne de la volonté de l’Algérie de se faire une place dans un tournoi où des pays comme l’Italie, la France, la Turquie et l’Espagne alignent des athlètes expérimentés. En plus des cinq boxeurs déjà engagés ou à venir, la sélection compte sur Amine Zanaz et Mustapha Abdou chez les hommes, tandis que le groupe féminin inclut Fatiha Mansouri, Douaa Rouaz et Djouher Benane, qui concourent dans les catégories légères et intermédiaires.
Cette quête de médailles s’inscrit dans une année déjà riche pour le sport algérien, marquée par le parcours des Verts au Mondial 2026 et les performances prometteuses de la jeunesse nationale dans divers compétitions. Avec la médaille d’or de Fergat en poche, la délégation aborde la suite du tournoi italien avec un moral des plus élevés.
