
Équipe nationale : Hervé Renard ne reste pas, rebelote !
Le ministre des Sports a donné le feu vert pour négocier avec Hervé Renard un éventuel contrat de deux ans, mais celui-ci a annoncé son départ sur « instagram » sans fournir d’explications. Le nom de Maher Kanzari, qui a coupé court à son engagement avec un club Irakien, revient en force ces dernières heures comme une option pour un staff tunisien.
Un nouveau retournement avec un Hervé Renard qui a fait marche arrière.
Le nom de Maher Kanzari et un staff tunisien refont surface. Quel est l’avenir ?
La Presse — L’avenir de l’équipe nationale, suite à l’échec du Mondial, devient risible : chaque jour apporte son lot de rumeurs et de prévisions, tandis qu’un bureau fédéral impuissant touche le fond. Sous l’influence du ministre des Sports, l’équipe de Houcine Jenayeh se contente d’obéir et de gagner du temps afin d’éviter les pressions de démission venant du public sportif.
Cela se manifeste clairement par l’incertitude frustrante qui entoure l’avenir de l’équipe nationale. Le ministre a donné son accord pour des négociations avec Hervé Renard pour un possible contrat de deux ans, mais voilà que le Français, qui a tout mis en œuvre pour rester, dédaigne tout le monde avec un message sur Instagram où il annonce son départ sans fournir d’explications.
Que s’est-il passé pour que l’on en arrive à ce énième retournement ? Il est évident que Renard, en technicien astucieux, a compris que l’ambiance autour de l’équipe nationale est peu saine, que le bureau fédéral actuel est faible et que la qualité des joueurs est contestable. Pourtant, il était disposé à travailler dans ces conditions uniquement pour relancer sa carrière et revenir sur le devant de la scène après ses récents échecs (y compris celui du Mondial, où il n’a rien apporté en deux matches et a reproduit la même performance que Lamouchi).
L’offre de l’équipe nationale était pour lui une opportunité à saisir, mais tout a changé lorsque l’idée d’un départ de Petkovic en Algérie a commencé à gagner du terrain. Certains médias algériens évoquent même Renard comme un potentiel successeur à Petkovic. Dans le pire des cas, Renard pourrait décrocher un contrat dans un championnat du Golfe ou accepter une sélection arabe mieux rémunérée que la nôtre. Notre bureau fédéral est si fébrile et inefficace qu’il s’est fait piéger par Hervé Renard. C’est là la douloureuse mais réelle explication de l’épisode Renard. Dossier clos.
Un retour de Maher Kanzari
Du côté du ministère et du bureau fédéral, des efforts sont faits pour gagner du temps et naviguer à travers la colère du public. Que fera-t-on pour redynamiser une équipe nationale abattue et à bout de souffle ? Le feuilleton se poursuit : revient l’idée d’un staff tunisien qui connaît bien les joueurs et qui pourrait gérer les vestiaires tendus, marqués par le clanisme et les conflits entre joueurs.
Le nom de Maher Kanzari, qui a abruptement mis fin à son engagement avec un club irakien, remonte à la surface ces dernières heures. L’idée d’un staff tunisien, qui ne coûterait pas cher (les primes du Mondial, dépassant les 30 millions de dinars, devront être affectées aux dettes envers les joueurs internationaux, aux entraîneurs des jeunes, aux arbitres ainsi qu’à des concours pour les clubs !), n’est pas écartée.
Elle prend de l’ampleur, tandis que l’éventuelle arrivée d’un entraîneur étranger, même à un coût abordable, est reléguée à la seconde place. L’incertitude demeure, même si le ministre des Sports reste celui qui impose les décisions sur ce sujet à un bureau fédéral resigné qui essaie de faire profil bas, juste pour rester. On peut même affirmer que les prochaines heures pourraient encore apporter des rebondissements inattendus. Cela devient franchement lassant et ironique !
