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Équipe de France : Deschamps présente une liste pour le Mondial 2026 sans Chevalier ni Camavinga

Didier Deschamps a présenté sa dernière liste pour la Coupe du monde sans grande animation, évoquant des questions extra-sportives concernant Kylian Mbappé et Théo Hernandez. Le sélectionneur a également exprimé des excuses envers les joueurs non retenus, notamment Eduardo Camavinga, Corentin Tolisso et Lucas Chevalier.

La dernière annonce de Didier Deschamps concernant la liste des Bleus pour la Coupe du monde n’a pas été particulièrement mouvementée. Le sélectionneur a été interrogé sur des sujets extra-sportifs, notamment les opinions politiques de Kylian Mbappé exprimées dans une interview à Vanity Fair – « il y a une liberté d’expression », a répondu DD – ainsi que sur la vidéo controversée de Théo Hernandez, à laquelle il a rétorqué : « je vous assure, ça date de 2020 ».

Pour le reste, DD a tenu une conférence de presse plutôt sereine où il a pu distribuer des éloges, glisser quelques blagues et rappeler qu’il n’envisageait pas de prendre sa retraite après son mandat avec l’équipe. Par mesure de décence, le champion du monde 1998 et 2018 a également exprimé ses regrets envers les joueurs qui n’ont pas été retenus, à commencer par Eduardo Camavinga. « Aujourd’hui, il a le droit de m’en vouloir. Je le comprends. » Il a aussi mentionné Corentin Tolisso et Lucas Chevalier avec : « je comprends qu’il soit déçu ».

Deschamps franc avec Camavinga : « sa saison lui a fait perdre sa place »

Qui peut réellement contester ces choix ? Qui a éteint sa télévision déçu par la liste la plus offensive de l’ère Deschamps ? Peut-être les Lyonnais. Des trois grands absents, Tolisso est le seul à avoir connu une bonne saison. Mais pour être déçu, il fallait encore y croire, et les signaux envoyés par le sélectionneur concernant Coco n’ont jamais évoqué la possibilité de l’emmener aux Etats-Unis. « Le fait d’avoir 5 milieux, qui sont indiscutables aussi… S’il y en avait eu 6 [dans la liste], il y aurait eu une possibilité de plus », a calculé Deschamps jeudi soir. Tolisso aurait mérité d’être là, comme d’autres. Cependant, dans un système adoptant un double-pivot, le Lyonnais était dès le départ désavantagé. C’est regrettable pour lui, mais on ne peut pas dire que l’absence de Tolisso conditionne le succès ou l’échec des Bleus.

Il en va de même pour les deux autres. Concernant Camavinga, il aurait dû éviter de compromettre la remontée du Real Madrid contre le Bayern Munich. « Sa saison lui a fait perdre sa place. Les blessures aussi. Et la concurrence qui est très forte au poste. » Pour Chevalier, DD avait émis l’espoir au mois de mars qu’il puisse accumuler du temps de jeu d’ici l’annonce de la liste.

« S’il n’avait pas été blessé, probablement qu’il aurait joué (au PSG). Probablement. S’il avait du temps de jeu, je l’espérais en mars… Je lui ai dit. Ça faisait déjà plusieurs semaines qu’il ne jouait pas. Malheureusement ça ne s’est pas amélioré. »

Il est également crucial de noter que le rôle de troisième gardien dépend aussi d’un bon apport humain au sein du groupe, un aspect où Lucas Chevalier, selon certaines rumeurs, ne brille pas à Paris. Cela contraste avec l’enthousiasme suscité par Robin Risser, dont les premières expériences avec l’équipe ont été encourageantes. « Robin est jeune. Il a déjà eu le bonheur de venir avec nous pour se faire canarder un lundi avec nous », plaisante encore Deschamps.

Kolo Muani, mise à l’écart logique

Le sort réservé à Randal Kolo Muani mérite également d’être mentionné, sans provoquer d’émotion excessive. L’attaquant de Tottenham ne pouvait pas, après tout, continuer à bénéficier de sa finale de la Coupe du monde 2022. Il a terminé sa saison avec un but et une passe décisive dans un contexte de lutte pour le maintien, loin de la dynamique d’un joueur que l’on souhaite voir disputer un Mondial. Voir Jean-Philippe lui piquer la place dans la course pour remplacer Hugo Ekitike n’est pas injuste, surtout que l’attaquant de Crystal Palace offre au sélectionneur un profil utile, à savoir « un avant-centre de surface qui a une très bonne efficacité et avec un très bon jeu de tête ». Une spécificité qui l’a placé devant Florian Thauvin, autre prétendant à un poste d’attaquant.

Rien ne garantit à Didier Deschamps le succès de ses 26 joueurs sur le chemin des Amériques. Une harmonie tactique et humaine reste à construire à partir du 29 mai, date des premières arrivées à Clairefontaine. Mais d’ici là, le patron de l’équipe de France peut se réjouir d’avoir présenté une liste qui, pour une fois, ne soulève guère de controverses.