Coupe du monde 2026 : Saliba et Upamecano, la défense des Bleus en béton
Dayot Upamecano et William Saliba ont été alignés à 17 reprises ensemble en sélection, encaissant uniquement 0,59 but par match, selon les stats de SofaScore. Jean-Marc Pilorget a déclaré qu’ils étaient « très solides, très complémentaires et puis imposants » lors de la performance contre le Sénégal.
De notre envoyé spécial à Boston,
Ils ne se séparent plus. En tant que défenseurs centraux de l’équipe de France, Dayot Upamecano et William Saliba continuent de se côtoyer en dehors des rencontres. Jeudi, alors qu’une grande partie des Bleus s’entraînait sur la pelouse de l’université de Bentley, le duo a choisi de rester en salle pour travailler sur leur récupération. Il faut dire que leurs corps ont été fortement sollicités lors du premier match de la Coupe du monde face au Sénégal.
Alors que l’équipe entière subissait une pression intense en première période, les deux hommes ont été mis à l’épreuve, notamment Dayot Upamecano, qui a réalisé deux retours décisifs pour stopper les offensives d’Ismaïla Sarr. La prestation du défenseur du Bayern Munich a été saluée à sa juste valeur par ses coéquipiers en bord de terrain, comme l’a souligné Malo Gusto.
« Dayot a réalisé un match incroyable, nous en parlions sur le banc, c’était vraiment l’un des hommes du match. Il a été très solide en défense, il nous a beaucoup aidés, nous avons de la chance d’avoir des défenseurs centraux de cette qualité dans l’équipe. »
Une paire « très solide et complémentaire »
Au-delà de l’individu, c’est leur association qui ravit l’équipe de France. Alignés 17 fois ensemble en sélection, les deux joueurs n’ont encaissé que 0,59 but par match, selon les statistiques de SofaScore. C’est légèrement moins bien que le duo Konaté-Upamecano (0,5), mais la sérénité affichée est toute autre. Jean-Marc Pilorget, ancien défenseur du Paris Saint-Germain, l’a bien noté.
« Je les ai trouvés très solides, très complémentaires et imposants, même. C’est dans les grandes compétitions que l’on voit les grands joueurs. Ce sont des garçons qui supportent la pression, ils sont mentalement très résistants, ont une intelligence rare et une force vive impressionnante. » »

Bien que le Sénégal ait fini par trouver une ouverture, après une belle action d’Ibrahim Mbaye qui a permis à Théo Hernandez de se retrouver dans la position de Jérôme Boateng face à Messi, on peut se demander si la France dispose d’une défense robuste avant d’affronter les Irakiens, lundi à Philadelphie.
L’hélicoptère pour solidifier la défense
Qui de mieux que Catalin Nicu, responsable de Béton Imprimé France à Marseille et passionné de football, pour partager son expertise ? « Une défense en béton, c’est solide, on ne peut pas la briser comme l’équipe de France, nous explique-t-il en rigolant. Et pour obtenir un bon béton, il faut une complémentarité parfaite entre le treillis soudé, la ferraille et le ciment. Chaque élément a son importance, il faut bien doser, sinon cela peut devenir difficile à mélanger. »
Didier Deschamps semble avoir trouvé la recette idéale pour l’arrière-garde des Bleus. Les (rares) défauts de l’un sont compensés par les atouts de l’autre. Ainsi, on a souvent vu Dayot Upamecano commettre quelques erreurs de relance, immédiatement rattrapées par le défenseur des vice-champions d’Europe, qui est moins audacieux avec le ballon dans les pieds mais plus régulier dans son utilisation.
Le béton ciré n’est pas du béton
« Dans les duels aériens, ils sont toujours présents, il est assez compliqué de prendre le dessus sur eux, reprend Jean-Marc Pilorget. Contre le Sénégal, ils ont vraiment été sérieux. » Sérieux et appliqués, mais sans extravagance. Bien qu’Upamecano ait tenté à quelques reprises de percer les lignes des Lions de la Teranga avec des passes précises, cela n’a jamais vraiment abouti.
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Que ces deux défenseurs laissent le « beau » à ceux qui s’en chargent, comme Michael Olise, et restent concentrés sur leur tâche défensive. « C’est comme le béton ciré, on appelle ça du béton, mais ce n’est pas réellement du béton, souligne Catalin Nicu de manière catégorique. C’est un revêtement que l’on applique sur le béton pour l’embellir. La fonction première du béton n’est pas d’être poli, mais de ne pas encaisser de buts.
