
CA : Les offres pour les cadres ne cessent d’affluer quotidiennement.
Le CA est en situation délicate en raison de « mauvais » contrats qui n’ont pas été renouvelés, et Mehdi Miled n’a pas réussi à prolonger les contrats des cadres. Des joueurs-clés comme Zemzmi, Shili et Chrifi sont partis en joueurs libres et n’ont rien rapporté au club.
Face à ces « mauvais » contrats signés et non renouvelés, le CA se trouve dans une situation délicate alors que ses cadres sont de plus en plus courtisés.
La Presse — Lorsque l’on signe le contrat d’un joueur pour deux ans avec une clause de résiliation abordable, cela peut entraîner une position de faiblesse vis-à-vis de ce joueur. Après une année, il lui est possible de s’engager avec n’importe quel club à six mois de la fin de son contrat.
Le CA, champion en titre, fait les frais de contrats mal négociés dès le départ, et de l’incapacité évidente de Mehdi Miled, le principal décideur en football, à renouveler les contrats de ses cadres ou à leur proposer des avantages conséquents. Ainsi, ces derniers quittent l’équipe les uns après les autres, attirés par des offres alléchantes et des salaires quadruplés.
Des joueurs clés tels que Zemzmi, Shili et Chrifi ont quitté le club en tant que joueurs libres, ne rapportant rien au CA. Cette situation est frustrante pour un comité directeur qui n’a finalement rien gagné de leur départ. La plupart des joueurs ont été recrutés par le comité précédent, dirigé par Heykel Dkhil et Hamed Mbarek. Miled a réussi à prolonger seulement Ben Abda pour 1,5 million de dinars avant qu’il ne parte gratuitement l’année suivante.
Par ailleurs, d’autres cadres sont actuellement ciblés et ne semblent plus concentrés sur leur avenir. Un buteur comme Chaouat n’a pas encore renouvelé son contrat, et s’il reste, il percevra un salaire plus élevé en attendant de devenir joueur libre. Zaâlouni et Ait Malek, également dans la même situation avec une seule année restante, ont aussi reçu des offres. Dans ce contexte difficile, comment l’entraîneur peut-il préparer son équipe sachant que plusieurs cadres ont déjà quitté et que d’autres sont susceptibles de faire de même ?
Même ceux qui envisagent de rester ne seront pas nécessairement motivés, surtout en comparant avec les salaires et avantages plus intéressants offerts ailleurs. Du côté des dirigeants, c’est le silence radio ; le travail se fait discrètement pour remplacer les partants par des acquisitions à bas coût, généralement des joueurs libres comme Meriah et Zaddem.
L’objectif de Mehdi Miled est de maintenir l’équilibre budgétaire et de maîtriser la masse salariale. Sportivement, cette stratégie n’est pas très ambitieuse et s’avère même risquée. Préparer une équipe pour remporter un titre et la voir se désintégrer au fil du temps n’est pas une bonne chose. Il faudra tout recommencer avec d’autres joueurs, ce qui nécessite un temps d’adaptation. Dans la mesure où le CA manque de liquidités, surtout après le départ de Fergie Chambers, son unique mécène, la situation devient complexe.
Et l’ambition ?
Pourquoi les dirigeants du CA demeurent-ils aussi conservateurs et stricts sur le plan financier ? Tout simplement parce qu’ils n’ont pas le profil de dirigeants-bailleurs capables d’investir pour renforcer l’équipe. Ils optent pour des économies sur des joueurs de moindre calibre et peu coûteux, comptant sur le charisme de l’entraîneur et le soutien des supporters pour réussir.
Il est cependant important de noter qu’un club champion doit posséder de l’ambition, attirer des joueurs de renom et, le cas échéant, se séparer d’un ou deux éléments, mais pas davantage. Les défis à relever, tels que la Ligue des champions, le championnat, la supercoupe et les coupes, nécessitent une équipe bien rodée.
Des joueurs aguerris, gagnants et expérimentés sont indispensables. Le CA, en tant qu’équipe à battre, doit assumer cette position sans attendre que ses leaders partent un à un. Il s’agit plutôt d’élever la valeur technique de l’effectif. Pour cela, les dirigeants doivent trouver les moyens.
Le potentiel de popularité du CA n’a pas été exploité durant plus de deux mois après le titre. Il n’y a pas de boutique digne de ce nom, pas de matchs charity, pas d’abonnements proposés suffisamment tôt, et pas d’idées innovantes pour générer des revenus, notamment dans le digital. L’application digitale mise en place est un concept classique et techniquement complexe qui ne suscite pas l’engouement.
Ce ne sont finalement que des dons, sans rien de motivant pour le public (en termes d’avantages) susceptible d’intéresser une nouvelle génération de supporters qui rejettent le mode de financement « caritatif ». Il reste quelques semaines pour réaliser des opérations de recrutement de grande valeur, même si le marché local n’offre pas grand-chose.
On ne sait jamais, peut-être que les dirigeants clubistes planifient des coups bien étudiés sur le mercato, comme certains le suggèrent. Le temps presse, avec à peine un mois et demi avant le début de la saison, tandis que les cadres de l’équipe n’ont pas renouvelé et reçoivent des offres.
