
Scandale archéologique : les boucles d’oreilles de Zendaya en question.
Zendaya a participé à un photocall à Londres début juillet où elle portait des boucles d’oreilles en forme de petits disques ovales et dorés. Les bijoux de la comédienne sont présentés sur le site de la marque Barron London comme des « médaillons en or fabriqués à partir de pièces découvertes à Ziwiyé, un site archéologique en Iran, et datées approximativement du Ier millénaire avant JC ».
Vague de critiques en pleine promotion de L’Odysée. Le dernier blockbuster de Christopher Nolan, sorti mercredi, fait face à une controverse concernant les boucles d’oreilles d’une des actrices, Zendaya. Certains archéologues s’interrogent sur ce sujet.
Récemment, Zendaya a assisté à un photocall à Londres où elle a arboré des boucles d’oreilles en forme de petits disques ovales dorés, au début de juillet. Pour plusieurs observateurs, dont Vogue, celle qui incarne le personnage d’Athéna dans L’Odysée a effectué un clin d’œil à l’antiquité grecque. Cependant, d’autres jugent ce clin d’œil discutable.
Des créations d’une maison de joaillerie de luxe. « C’est faux », a déclaré Shabnam Nasimi dans une vidéo sur Instagram, qui a été visionnée des centaines de milliers de fois.
Pour la journaliste britannico-afghane, les bijoux de l’actrice (Spider-Man, No Way Home, Dune : Deuxième Partie, Challengers) proviennent de la marque de luxe Barron London, qui, sur son site, présente ces bijoux comme des « médaillons en or fabriqués à partir de pièces découvertes à Ziwiyé, un site archéologique en Iran, et datées approximativement du Ier millénaire avant JC ».
« Une marchandise volée à l’élite ». La vidéo de Dr_archaeology souligne : « Le marché noir d’antiquités n’a rien de cool. J’espère que les célébrités et leurs stylistes vont arrêter de renforcer ce néocolonialisme à l’avenir. » Elle ajoute : « Soyons honnêtes, le but de ces boucles d’oreilles n’est pas de mettre en valeur l’art ancien, mais de fétichiser le passé, d’en faire une marchandise volée à l’élite, mise en circulation de manière illégale et immorale. »
« Nous ne savons rien sur la provenance [de ces boucles], c’est-à-dire le parcours depuis le pays d’origine, qui est certainement l’Iran, précise Dr_archaeology. Ces artefacts ont probablement été pillés en Iran et ornent désormais les oreilles d’une actrice américaine, dont le pays vient justement de bombarder l’Iran. »
« Tout cela s’inscrit dans une tendance ». Plus optimiste, Annelise Baer affirme que ces « artefacts » s’inscrivent dans « une tendance [dans l’industrie actuelle] inspirée des bijoux anciens, entre cette collection, celle de Cartier et celle de Van Cleef & Arpels. C’est génial […]. Elles sont magnifiques. »
Selon elle, ces boucles reflètent un goût pour les anciennes coutumes dans cette région. La spécialiste évoque les motifs visibles sur les boucles : des rayons de soleil, un design courant chez les Assyriens, en lien avec la déesse de l’amour et de la guerre Ishtar, une des divinités majeures de la Mésopotamie.
