People

Marianne James s’inquiète toujours de la montée de l’extrême droite.

Marianne James a déclaré qu’elle n’essuie pas seulement des critiques sur son physique et qu’elle est traitée de « grosse gauchiasse » sur les réseaux sociaux. Depuis sa publication dans Libération, la tribune anti-Vincent Bolloré a été signée par plus de 3.000 personnes, dont des grands noms du cinéma français et étranger.


Marianne James a pris position contre la grossophobie lors de l’émission *Complément d’enquête* diffusée sur France 2, qui s’intéressait à l’augmentation des traitements anti-obésité. La jurée de *La France a un incroyable talent* sur M6 a également révélé qu’elle fait face à des critiques sur son apparence physique.

Sur les réseaux sociaux, elle est souvent qualifiée de « grosse gauchiasse » dans un climat culturel tendu. Néanmoins, elle estime qu’exprimer ouvertement ses opinions concernant la tribune contre Vincent Bolloré, qui « refuse l’emprise de l’extrême droite » sur le monde du cinéma, n’est pas une tâche facile.

### « Ce n’est que le début »

« Si je vous dis que je ne suis pas d’accord avec ça, j’ai encore une chance, peut-être, de tourner », déclare-t-elle avec un sourire. À 64 ans, l’artiste considère qu’il serait nécessaire que « l’entier de la profession signe » pour que son avis ait de la valeur. Concernant les annonces de boycott du patron de Canal +, Maxime Saada, envers les signataires de la tribune contre Bolloré, elle prévoit que « on verra bien si Madame Binoche a été signée sur un film Canal + ou pas ».

Marianne James estime que « la main » de Vincent Bolloré se resserrera inévitablement. Elle prononce : « Ce n’est que le début », tout en s’abstenant de faire d’autres commentaires. Selon elle, « les directeurs de théâtre et de centres culturels vont moins vous programmer parce que vous avez osé dire ça ». Elle ajoute : « Je trouve que les choses n’ont pas pris le bon sens en France. Mais en politique aussi : une gauche toute bizarre – c’est le moins que l’on puisse dire – une droite puissante mais fractionnée et très attirée par l’aimant de l’extrême droite. La montée de l’extrême droite me pose un vrai problème. »

Malgré cela, Marianne James n’éprouve pas de « peur » envers Vincent Bolloré. « Il n’est pas là à me faire peur tous les matins à côté de ma couette, mais il n’y a pas que lui, et pendant qu’on parle de lui, on ne parle pas des autres », a-t-elle déclaré. Depuis sa parution dans Libération, la tribune contre Vincent Bolloré a été signée par plus de 3 000 personnes, incluant de grandes figures du cinéma français et international telles que Juliette Binoche, Jean-Pascal Zadi, Adèle Haenel, Javier Bardem et Ken Loach.