
Laure-Alice Bouvier, ancienne chroniqueuse de « TPMP », condamnée à 18 mois avec sursis.
Laure-Alice Bouvier, ancienne avocate et figure médiatique, a récemment partagé son témoignage après sa condamnation en août 2025 pour avoir utilisé des données sensibles issues du fichier judiciaire Cassiopée. Dans une interview accordée au Parisien le 15 août 2026, elle a évoqué les conséquences de ses actes, qui ont conduit à une carrière brisée.
Dans le cadre d’une procédure de plaider-coupable, Bouvier a admis avoir transmis à certains de ses clients des informations provenant de dossiers judiciaires. Bien que des accusations d’escroquerie et de travail dissimulé aient été soulevées durant l’enquête, celles-ci n’ont finalement pas été retenues contre elle.
La décision de justice a été sévère : elle a écopé de dix-huit mois de prison avec sursis, ainsi que de trois ans d’interdiction d’exercer son métier d’avocate. De plus, elle se voit également frappée par une inéligibilité de trois ans et une interdiction d’occuper des fonctions juridictionnelles. Suspendue par l’ordre des avocats de Paris depuis octobre 2024, elle a été classée comme « avocat non exerçant » et n’a pas choisi de faire appel de cette décision.
Bouvier, qui a travaillé pour plusieurs chaînes comme C8, NRJ12 et CNews, a exprimé des regrets quant à sa situation. Elle affirme avoir agi dans l’intention de défendre ses clients, tout en reconnaissant sa « naïveté ». « Si j’avais su que je n’avais pas le droit d’avoir accès à ces informations, je n’en aurais pas fait mention dans mes conclusions », a-t-elle déclaré. Actuellement reconvertie dans le domaine du conseil aux entreprises, elle fait face à une réputation entachée par cette affaire et se sent démunie, sans aucune « porte de sortie ».
